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2023, une meilleure année en bourse pour les actions françaises ?

Ces derniers jours, la France a brillé, au-delà du football et de l’entrée au patrimoine mondial de l’UNESCO de sa baguette, par les performances du CAC40.

Le CAC40 est pour certains l’un des meilleurs indices en Europe sur cette année mouvementée de 2022.

De cette performance, deux observations sont à mettre en avant. La première est que les marchés anticipent. En effet, en septembre, de nombreuses situations sont arrivées à un point presque paroxystique : le conflit en Ukraine, les données d’inflation, la situation en Chine… et pourtant, les marchés ont réussi, à terme, à les absorber.

La deuxième observation est qu’il ne faut jamais oublier les dividendes. Pour un indice comme le CAC40, qui est un indice plutôt à composition « dividendaire », comme en Italie, le dividende représente 2/3 de la performance actions sur longue période.

La priorité n’est pas toujours d’avoir un très gros rendement, mais plutôt d’avoir des sociétés capables de verser régulièrement, si possible en croissance, du dividende par action.

L’année 2022 a été plus compliqué sur l’obligataire. Ce sont les marchés directeurs, les plus profonds, et ces derniers ont subi un changement de paradigme avec les 365 points de base de hausse aux Etats-Unis.

L’investisseur peut être rassuré par la capacité des marchés a absorbé tous ces chocs. Il faut du temps pour qu’un marché puisse reconnaître un risque, valoriser son coût et son amplitude dans le temps. Les marchés effectuent leur travail : ils montent et ils baissent.

Par différents mécanismes, la croissance est finalement maintenue, voire meilleure que prévue. Toutes les décisions de la politique monétaire commencent à faire effet : un peu moins d’inflation, une récession presque maîtrisée et des agents économiques qui commencent à être rassurés sur l’avenir.

Concernant l’obligataire, les récents événements marquent le choc d’une génération. Pour 2023, cela devrait s’annoncer moins compliqué qu’en 2022, cependant l’obligataire reste une classe d’actifs difficile à « attraper ».

Sur l’année 2023, il y aura 3 sujets majeurs : la Chine, la géopolitique et l’inflation. Sans oublier la microéconomie qui sera impactée, à retardement, par la macroéconomie de 2022. Il y aura probablement de la volatilité et par conséquent des opportunités.

La Chine est le deuxième moteur économique du monde après les Etats-Unis. Leurs économies sont par conséquent très liées. Les risques qui pèsent sur la croissance mondiale s’apaisent. Des interrogations subsistaient sur le fait que la Chine puisse relancer son économie, sur la situation en Ukraine et son impact sur l’énergie ainsi que sur l’inflation.

Les économies n’aiment jamais les chocs. Avec les programmes de soutien, notamment en France, nous avons alimenté l’inflation avec les boucliers tarifaires. Ces boucliers créent de la demande avec un effet inflationniste.
2023 se dessine, sauf événements exceptionnels, plus optimiste que 2022. Une partie des grands risques existants sont connus et en cours d’absorption. Les banques centrales jouent leurs rôles. De manière générale, l’inflation dans les pays très développés se résorbe à moyen terme, lorsque la politique en place est adaptée. Concernant la microéconomie, cette dernière est moins lisible. Quid du coût du pétrole notamment.

Pour les marchés, les institutionnels, les acteurs privés et les investisseurs il s’agit de faire un pari entre valorisation et révision de résultats. En cas de révision baissière, particulièrement dans des secteurs qui ont eu des résultats exceptionnels en 2022 comme le pétrole, cela n’aura que peu d’impact.

Avec le niveau de taux d’intérêt actuel, nous pouvons refaire des exercices de valorisation solide et durable. Avec les taux à 0, cet exercice était biaisé. Cela avait détruit la notion de retour sur investissement puisque tout le monde gagnait de l’argent car tout le monde empruntait. Les prix sont aujourd’hui réajustés.

Du côté des actions Européennes, elles présentent toujours le même profil d’avantages : pas chers, très sous détenues et avec des bonnes entreprises.

Le principal problème réside dans la gouvernance et le potentiel de croissance de ces mêmes entreprises. Ces problèmes structurels confortent les écarts de valorisation avec le marché Américain.

Pour une clientèle patrimoniale, lorsque les niveaux de volatilité sur les classes d’actifs commencent à baisser, que l’obligataire se stabilise et que les marchés actions remontent, le signal est plutôt positif.

Au sein de Vitalépargne, cabinet de conseil en gestion de patrimoine, nous avons tendance à remettre un peu de risque actions puisque c’était un levier très décoté. Chaque décision est prise sur le long terme, avec analyse et précaution, afin de garder le cap de notre stratégie pour chacun de nos clients. À horizon 3 / 5 ans, nous pensons que les actions pourront offrir de belles opportunités.

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