2024 : Entre croissance modérée et secteurs disparates

Au fil de l’année 2024, le paysage financier mondial a dessiné un tableau de croissance modérée, ponctué de performances sectorielles contrastées. Malgré un contexte économique global incertain, marqué par des tensions géopolitiques et des politiques monétaires serrées, les marchés d’actions ont affiché une résilience remarquable, tandis que le secteur obligataire a pâti de la remontée des taux d’intérêt.

Une montée progressive sur les marchés d’actions

Les indices boursiers de référence ont tous progressé depuis le début de l’année, signalant un optimisme prudent parmi les investisseurs. Le S&P 500, baromètre de la performance des grandes entreprises américaines, a grimpé de 5,2%. De son côté, le CAC 40 français a connu une hausse de 4,8%, tandis que l’indice européen Stoxx 600 a augmenté de 4,1%.

Cette évolution positive s’est toutefois accompagnée de disparités sectorielles significatives. Le secteur technologique, mené par des géants tels qu’Apple (+12%), Microsoft (+8%) et Alphabet (+6%), continue de surperformer, bénéficiant d’innovations continues et d’une demande robuste. Le secteur de la santé, avec Pfizer (+10%), Johnson & Johnson (+7%) et Novartis (+5%), a également affiché une forte croissance, reflétant l’importance accrue de ce secteur dans le contexte actuel.

Par contraste, les secteurs de l’énergie et des matériaux ont connu des reculs notables, avec TotalEnergies (-5%), BP (-10%), Shell (-15%) pour l’énergie, et ArcelorMittal (-8%), Rio Tinto (-12%), BHP Billiton (-10%) pour les matériaux. Ces secteurs ont été particulièrement touchés par les fluctuations des prix des matières premières et les incertitudes géopolitiques.

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Le secteur obligataire sous pression

Le marché obligataire a subi les contrecoups d’une politique monétaire de resserrement, les banques centrales augmentant les taux d’intérêt pour combattre une inflation tenace. En conséquence, des indices tels que le Barclays Aggregate Bond Index ont reculé de 2,7%, tandis que le Bund allemand et le T-Note américain ont vu leurs performances baisser respectivement de 3,1% et 2,2%.

Les taux d’intérêt à long terme ont connu une hausse marquée, avec le taux à 10 ans aux États-Unis atteignant 3,5%, contre 2,0% fin 2023, et le taux à 10 ans en Allemagne passant de 0,0% à 1,5% sur la même période. Cette évolution souligne les défis auxquels sont confrontés les investisseurs obligataires, dans un environnement où la recherche de rendement devient de plus en plus complexe.

Perspectives

Alors que 2024 avance, les investisseurs restent vigilants, naviguant entre les opportunités sectorielles et les risques macroéconomiques. La capacité des entreprises à s’adapter à un environnement en mutation, couplée aux politiques des banques centrales, continuera de façonner le paysage financier. Les marchés, aujourd’hui plus que jamais, exigent une analyse fine et une stratégie d’investissement adaptative face à une conjoncture économique mondiale en évolution.

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