Dans cette analyse, John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion, revient sur le changement de posture de Christine Lagarde face au choc énergétique actuel. Le message est clair : la BCE ne veut plus reproduire les hésitations de 2022. À Francfort, la présidente de la BCE a adopté un ton plus ferme. Elle reconnaît que la politique monétaire ne peut pas agir directement sur les prix de l’énergie. Mais elle insiste sur un point crucial : éviter à tout prix les effets de second tour, c’est-à-dire la transmission du choc énergétique aux salaires et aux prix de manière durable.
C’est là que tout se joue. Si l’inflation devait s’installer via ces mécanismes, la BCE interviendrait rapidement. Autrement dit, pas question cette fois de laisser filer la situation en espérant qu’elle se résorbe seule.