Publiée ce matin, l’inflation britannique atteint 9,4 % en juin, soit 0,3 point de plus qu’en mai. Cette accélération, un peu moins marquée qu’en zone euro et aux Etats-Unis, n’est pas une surprise au vu des prévisions de la BoE en mai : 9,1 % au deuxième trimestre, soit, effectivement, l’inflation constatée sur la moyenne des trois derniers mois. En l’état, les données de prix ne sont, en vérité, pas les plus convaincantes pour suggérer une accélération de la hausse des taux de la banque centrale britannique, qui semble, pourtant, bel et bien dans les cartons, comme l’a suggéré le gouverneur Bailey. C’est, potentiellement, ailleurs qu’il faut chercher ces justifications, c’est-à-dire du côté de la croissance et des salaires.
21 juillet 2022
BoE, un tiens vaut mieux que deux tu l’auras
Véronique Riches-Flores est économiste indépendante, diplômée de l’Université de Paris I, fondatrice et Présidente de RichesFlores Research. Son expérience dans le milieu académique -Observatoire Français des Conjonctures Economiques-, et dans la Banque d’Investissement -en tant que chef économiste chez SG CIB de 1994 à 2012, lui permet de garantir une production spécialement adaptée aux besoins des professionnels de la gestion d’actifs et des grandes entreprises.
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