Le coût unitaire du travail a reculé plus que prévu que 3e trimestre et ne progresse plus que de 1,9% sur un an. Cela traduit notamment une décrue des pressions salariales, ce qui ne constitue pas une très bonne nouvelle pour la consommation car les revenus réels des ménages ne progressent guère.

En revanche, c’est une très bonne nouvelle pour la poursuite de la dynamique de désinflation. D’une part, le coût unitaire du travail est généralement un bon indicateur avancé de l’inflation, notamment dans les phases d’inflation élevée. D’autre part, en dehors du logement, ce sont surtout dans les services que l’inflation reste, en glissement annuel, la plus élevée. Or, c’est aussi le secteur où la dynamique des prix est la plus dépendante de la dynamique des coûts du travail (par opposition, par exemple, avec la production manufacturière, dépendant fortement des prix des matériaux).
Un nouvel élément qui appuie le constat : le sujet inflationniste est terminé, et les banques centrales auraient tout intérêt à s’en rendre compte rapidement.