Rien ne va plus. On retrouve des micros-plastiques partout, dans la glace des pôles et même dans la pluie ! Des bulletins météorologiques d’un nouveau genre prévoient la quantité de plastique censée s’abattre sur une ville. En une journée de pluie ordinaire, 48 kg de plastique tombent du ciel sur la ville de Paris.
Nous utilisons des emballages tous les jours. En dérivés du pétrole, comme le plastique, ou en dérivés du papier, comme le carton, ils sont dans tous les secteurs (alimentaire, sanitaire, automobile) et dans notre environnement. Comment arrêter ce cycle infernal ? Une des solutions consisterait déjà à utiliser moins de plastiques mais leurs qualités sont indéniables dans un bon nombre d’applications industrielles. Une autre option, plus facile à mettre en place, consisterait à réduire autant que possible la part de matière vierge, qui n’a pas été recyclée auparavant, dans les produits.
Selon le Ministère de la Transition Ecologique, seulement 27% des emballages plastiques en France sont recyclés. Pourtant, il faudra bien atteindre l’objectif de la réglementation européenne qui fixe le seuil de recyclage des emballages à 70% pour 2030 et 100% pour 2035.
Les règlementations en tête de gondole
Chez Gay-Lussac Gestion, Emmanuel Gabaï est analyste ESG (Environnement Social Gouvernance) et scrute le comportement et les actions des entreprises en matière ESG. Il précise que le mois dernier, les discussions à la commission européenne ont permis de fixer un cadre pour les négociations sur la future loi européenne (PPWR) portant les déchets de papier et d’emballage. La loi devrait être votée avant les élections européennes en juin 2024. Ce sera l’aboutissement d’une initiative lancée en novembre 2022 dans le cadre des ambitions d’économie circulaire inscrites dans le Green Deal.

Source : Gay-Lussac Gestion
Bonne nouvelle ! Des entreprises à la pointe vont nous aider à recycler de plus en plus
Dans leur sélection de titres, les gérants de capitaux doivent évaluer les risques encourus par une entreprise au cas où elle ne parviendrait pas à atteindre les niveaux exigés par la réglementation. A moins que la nouvelle réglementation ne soit pas votée, les entreprises qui sont en retard seront affectées. Selon Gay-Lussac Gestion, le groupe Guillin, une PME française, devrait tirer avantage de cette nouvelle donne grâce à sa taille et son agilité. En effet, les lois nationales seront enfin harmonisées et ouvriront un potentiel de développement bien plus important et facile à capter. Dans le passé, Groupe Guillin a souffert de ces disparités européennes et a vu son cours de bourse drastiquement affecté à cause la loi Egalim.
En Autriche, la société Mayr-Melnhof Karton semble bien positionnée car elle a su anticiper l’évolution de ses marchés. Cette entreprise, qui est un leader européen dans la production de cartons, réalise un chiffre d’affaires annuel de 4,2 milliards d’euros et son titre pèse 2,2 milliards d’euros en bourse. Elle est engagée dans le développement d’emballages innovants, plus recyclables et fabriqués à partir de matières premières renouvelables. Mayr-Melnhof Karton utilise plus de 48% de fibres recyclées dans ses cartons tout en proposant des solutions d’emballages qui permettent à de nombreuses industries, comme celles de l’alimentation et de la consommation discrétionnaire, d’éviter les déchets plastiques. De plus, Mayr-Melnhof Karton fait partie des rares entreprises à avoir obtenu la note A du Carbon Disclosure Project, une organisation internationale à but non lucratif, pour sa transparence et sa contribution au changement climatique.

Grâce à ces deux entreprises et de nombreuses autres, on espère que ce type de logo fera florès dans les rayons
Gay-Lussac Gestion croit à ces deux valeurs dans lesquelles elle a investi via plusieurs des fonds de placement qu’elle gère.