C’est l’heure de la braderie

Après avoir passé plusieurs mois enfermés, les consommateurs se sont lâchés à la sortie de la pandémie. Les poches pleines d’argent, ils ont commencé à dépenser sans compter (vêtements, ordinateurs, meubles…). Cela a eu pour effet de tirer les résultats de certaines entreprises à des niveaux records et de pousser en retour ces mêmes entreprises à restocker des marchandises à des niveaux plus que nécessaires.

Les poches ont fini par se vider. L’inflation est revenue plus forte que prévue. Les consommateurs ont changé de comportement : ils regardent donc deux fois la note avant de payer, attendent des soldes pour acheter et n’ont plus de besoin urgent de renouveler tous ces achats.

Mêmes les PDG les plus futés n’ont pas compris l’effet temporaire de ce boom provoqué par la crise sanitaire.

Résultat : beaucoup de ces sociétés (Target, Nike, Boss…) se sont retrouvées en fin d’année avec des stocks très élevés.

Et il n’y a pas de solution miracle pour vider les entrepôts, il faut déstocker via des promotions et soldes.

C’est ce qu’on constate avec les publications récentes. C’est l’heure de la braderie.

Levi publiait ses résultats du 1er trimestre 2023 – clôturant fin février- jeudi dernier.

Les stocks ont atteint un niveau record en fin d’exercice fiscal 2022 (23% des ventes contre 15% avant la pandémie).

Pour réduire ces stocks, comme le dit le directeur financier lui-même, ils ont dû prendre des actions délibérées et qui plus en est dans un environnement très promotionnel. Ce faisant, ils ont tenu et même fait croître les ventes (+9% d’une année à l’autre sans impact de change). Mais à quel prix ? La réponse on la connaît maintenant : au prix d’une baisse significative des résultats opérationnels !

Et ce n’est pas fini. La liquidation des stocks se poursuivra au cours de l’année et tout comme la pression sur les marges !

Vous vous doutez de la réaction du marché.

L’action a fini à -16%.

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