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Chine COVID | La veille économique et financière

Changement de vitesse de la croissance chinoise

La croissance du PIB réel de la Chine a reculé de 18,3% en glissement annuel au premier trimestre à 7,9% au deuxième trimestre, principalement en raison de la distorsion des effets de base. En termes séquentiels, la croissance s’est renforcée, passant de 0,6% à 1,3% en glissement trimestriel après correction des variations saisonnières, portée par le rebond de la consommation de services consécutif à la levée des restrictions sanitaires.

Malgré ce rebond, les dépenses de consommation de services ne sont pas encore totalement revenues à leur niveau d’avant la crise. Toutefois, le marché du travail a continué de s’améliorer au deuxième trimestre. L’épargne des ménages a fortement chuté après avoir caracolé à des niveaux excessifs, ouvrant la voie à un nouveau rebond de la consommation au second semestre.

En ce qui concerne les investissements, les dépenses dans l’industrie manufacturière ont été le moteur de l’accélération du mois de juin, tandis que les investissements dans les secteurs du logement et des infrastructures ont ralenti.

Compte tenu des efforts politiques visant à promouvoir les chaînes d’approvisionnement nationales, la modernisation industrielle et l’innovation, les investissements dans le secteur manufacturier resteront le principal moteur en termes d’immobilisations.

Malgré sa bonne résistance actuelle, la croissance des exportations devrait inévitablement ralentir et revenir à des niveaux plus normaux en raison du redémarrage des autres économies. La croissance de la Chine continuera à redescendre graduellement vers sa tendance à long terme sous l’effet du tassement de la croissance de la demande extérieure, du niveau contrasté des investissements et du retour progressif de la consommation. Nous tablons ainsi sur un nouveau ralentissement de la croissance annuelle, qui devrait atteindre environ 7% au troisième trimestre et 5% au quatrième, avant de rebondirà 5,5% en 2022.

La croissance étant modérée et l’inflation contenue, l’orientation de la politique est devenue plus accommodante. La PBoC a réduit le ratio des réserves obligatoires. Après une baisse rapide au premier semestre, la croissance du crédit s’est stabilisée en juin et devrait enregistrer des baisses moins importantes au second semestre, ce qui laisse présager d’un ralentissement du désendettement. Ces signaux donnent à penser que les décideurs ne durciront leur politique que de manière prudente au second semestre.

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