Les toutes dernières enquêtes auprès des industriels confirment ce que nous évoquions le mois dernier, à savoir la stabilisation conjoncturelle en Europe et un début de retournement haussier aux États-Unis.
En Zone euro, les industriels ne sont plus « surpris à la baisse », ce qui signifie qu’ils ne sont plus obligés d’ajuster leur production après avoir été trop positifs (cf. graphique 1 avec la courbe rouge représentant ce « surprise gap« ). Ainsi, cette cohérence entre les attentes et la réalité constitue, en soi, un début de stabilisation conjoncturelle. Mais au-delà, d’autres indicateurs valident ce diagnostic de stabilisation en Europe : il y a désormais autant de pays avec un climat des affaires en amélioration qu’en détérioration ; les économies européennes très ouvertes à l’international comme la Belgique, le Royaume-Uni ou la Suisse suggèrent aussi un « plancher » dans la conjoncture industrielle ; en France, l’enquête de l’Insee montre même que les perspectives de production sont en hausse (graphique 2).


Aux États-Unis, les indicateurs de climat des affaires dans l’industrie suggèrent davantage qu’une stabilisation, avec une perspective d’amélioration. D’abord, dans l’enquête ISM, l’écart entre les composantes » carnets de commandes » et « stocks » s’étire de nouveau, suggérant la formation progressive d’un « élastique conjoncturel positif » (cf. courbe rouge sur le graphique 3). Mais au-delà des indices, notre indicateur de sentiment construit à partir des commentaires des chefs d’entreprise accompagnant l’enquête ISM montre une trajectoire positive (courbe rouge du graphique 4).
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