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Crise ukrainienne : l’efficacité des sanctions envers la Russie

Ce jeudi 24 février, Vladimir Poutine a autorisé une opération militaire en Ukraine. Quelques heures plus tôt, l’Union européenne a unanimement approuvé un paquet de sanctions à l’encontre de la Russie. D’autres sanctions sont prévues. De plus, les États-Unis et le Royaume-Uni ont également introduit des mesures restrictives. Que peut-on attendre des mesures prises par l’UE ? Quelles seront les implications pour la Russie ? Jan Lepeu, chercheur doctorant et spécialiste des sanctions internationales et de la politique étrangère de l’UE à l’Institut universitaire européen, à Florence, nous livre son analyse sur le sujet.

Quelques heures après que l’UE annonce de nouvelles sanctions contre des individus russes, Vladimir Poutine autorise une opération militaire en Ukraine. De quelles mesures s’agit-il ? Comment les interpréter ? Y en aura-t-il d’autres ?

La première chose à noter est la rapidité avec laquelle l’Union européenne a adopté ces sanctions. La politique étrangère de l’UE est souvent critiquée pour sa lenteur, à cause du temps nécessaire pour entériner une position commune aux 27 États membres. Or cette fois-ci, le processus de décision n’a duré que quelques heures. Cela s’explique à la fois par une bonne anticipation par la Commission européenne et le Service européen pour l’action extérieure d’un scénario malheureusement attendu, mais également par une relative homogénéité des positions des États membres, pour l’instant du moins.

L’Union européenne, comme les Américains et les Britanniques, avait préventivement envisagé des sanctions dans l’espoir de dissuader le Président Poutine d’intervenir militairement en Ukraine. Si ces préparations laissaient entrevoir des sanctions massives en cas d’invasion militaire de l’ensemble du territoire ukrainien, la question restait ouverte dans le cas d’une action hostile de moindre envergure.

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