Des marchés de l’emploi extrêmement solides… et tendus

  • Après leur fort rebond, d’après les banques centrales, en milieu de semaine dernière, les marchés consolident un peu suite aux rapports emplois américains très solides de vendredi, qui remettent en doute la capacité de la Fed à arrêter son combat contre l’inflation rapidement. Aussi, les craintes géopolitiques remontent avec la hausse des tensions Sino-américaines après que les Américains aient abattu le ballon chinois qui les avait survolés. Les Etats-Unis ont annulé la visite du secrétaire d’État à Pékin et la Chine « se réserve le droit de faire des réponses supplémentaires ». Cela remet en cause la dynamique d’accalmie des tensions entre les deux grandes puissances qui avait commencé avec l’entrevue en Xi et Biden mi-Novembre et est un rappel que l’environnement géopolitique reste très difficile.
  • Nous notons que les actifs risqués ont fortement bénéficié de la baisse de la volatilité des taux ses derniers mois, mais nous pensons que ce moteur est probablement derrière nous.
  • Les rapports emplois américains de janvier ont été proprement exceptionnels, réduisant les risques de récession abrupte aux Etats-Unis début 2023 mais aussi la capacité de la Fed à être rapidement plus accommodante. L’emploi salarié a augmenté de 517 mille, deux fois plus qu’en décembre et presque 3 fois plus qu’attendu. Le taux de chômage a baissé à 3,4%, son plus bas niveau depuis les années 1960. Il est difficile de ne pas voir que le marché de l’emploi américain reste très tendu.
  • Malgré ces tensions, les salaires horaires ont ralenti en janvier à 4,4% sur un an, leur plus bas niveau depuis 2021 après avoir atteint un pic de 5,9% en début 2022. Si une partie de l’accélération des salaires est probablement temporaire et liée à la réouverture de l’économie, nous continuons de penser que les pressions salariales resteront trop élevées pour être compatibles avec un retour durable de l’inflation vers les 2% si le marché du travail ne se détend pas significativement, ce qui devrait requérir un ralentissement net de l’économie américaine courant 2023.
  • La conjoncture mondiale s’améliore un peu début 2023, avec une hausse des PMIs dans les principales zones économiques et les différents secteurs en janvier. Outre le ralentissement moins rapide des Etats-Unis, la Zone Euro et la Chine voient leur PMI composite de S&P global repasser au-dessus des 50pt en janvier pour la première fois depuis l’été. Nous pensons que les perspectives sont meilleures qu’on pouvait le craindre dans ces deux zones pour 2023, même si elles restent compliquées.
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