Fin janvier, les spreads à 10 ans entre la France, l’Italie et l’Allemagne se sont nettement resserrés. Un mouvement surprenant au regard des fondamentaux économiques peu favorables des deux pays. Patrick Artus montre que cet optimisme obligataire repose davantage sur une lecture de court terme — stabilité politique immédiate, léger mieux budgétaire — que sur une analyse structurelle.
En France, la priorité donnée à la consommation au détriment de l’investissement, la faiblesse des compétences (voir tableaux OCDE p.4) et un déficit toujours élevé (graphique p.3) pèsent sur la croissance. En Italie, malgré un déficit maîtrisé, industrie, productivité, démographie et R&D restent des handicaps lourds (graphiques p.5–6).
Une analyse qui interroge la myopie actuelle des investisseurs souverains.