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Doit-on rester investis en actions ?

Les obligations américaines ont connu leur pire trimestre depuis 1980 et leur rendement redevient attrayant, à presque 2% ! Doit-on alors rester investis en actions ? Le consensus le prescrit, mais ne risque-t-on pas d’être victimes de la mode ? Bouge de là, scandent les taux longs américains. Pas facile quand les marchés actions sont assis sur une croissance bénéficiaire aussi confortable. Les enquêtes auprès des entreprises montrent un optimisme économique inégalé. 

La croissance économique mondiale devrait opérer un rebond massif

La moyenne des enquêtes des directeurs d’achat (PMI) se situe au plus haut de son histoire. La demande est stimulée par des plans de relance massifs. Et les entreprises ayant peu produit pendant les confinements, les stocks sont au plancher. Il va donc falloir produire beaucoup, de quoi réjouir les directeurs d’entreprises. Ainsi, la croissance économique mondiale devrait opérer un rebond massif.

Rester investis

Bien entendu, si les taux américains continuent de progresser, cela finira par peser sur les actions. Mais la hausse a déjà été massive, d’une amplitude comparable à celle constatée en 2013 lors du dernier tapering. De plus, la Réserve fédérale l’a dit maintes fois, elle est prête à laisser filer l’inflation quelque temps s’il le faut. Nous pourrions donc assister à la fois à une résurgence de l’inflation au-dessus de 2%, à une solide croissance et à une banque centrale américaine toujours accommodante. C’est plutôt favorable aux actions et nous restons investis malgré des valorisations très généreuses.

Les meilleures classes d’actifs lorsque l’inflation remonte

Notre économiste a récemment publié une étude répondant à cette question : Quand l’inflation reprend aux Etats-Unis – plus de 2% et en hausse – quels sont les meilleurs marchés ? Et quels sont les pires ? Eh bien, nous dit-il, cela dépend. Précisez, me direz-vous. Soit. Lorsque nous sommes en phase de faible croissance et d’inflation élevée, l’or caracole. C’est un actif réel, donc lié à l’inflation, et en ces périodes de faible croissance, la plupart des autres actifs ne font guère envie. Les actions notamment offrent des performances très médiocres : elles souffrent à la fois d’une faible croissance bénéficiaire et d’anticipations de resserrement monétaire. Mais lorsque, comme maintenant, nous assistons à une hausse de l’inflation et de la croissance, les actions ont la cote. Les actions représentent une activité réelle, celle de l’entreprise, et sont alors soutenues par une croissance bénéficiaire élevée. Notre positionnement correspond donc bien à l’environnement actuel.

Nous prenons en revanche nos bénéfices sur les actions émergentes. La hausse des taux longs américains et les plans à répétition aux Etats-Unis attirent les investisseurs vers le dollar US, au détriment des actifs émergents. De plus, l’inflation des produits d’alimentation pénalise les pays les plus fragiles. Enfin, les tensions entre la Chine et les partenaires des Etats-Unis pourraient amener de l’instabilité sur ce marché. En ce qui concerne les actions développées, nous continuons de privilégier le Japon, plus sensible que l’Europe à la reprise du cycle économique mondial. Les investisseurs internationaux sont par ailleurs peu investis sur le marché japonais, mal aimé depuis plusieurs années.

Bois, eau

En termes sectoriels, nous réitérons notre préférence pour les matières premières. Le bois en particulier est non seulement un excellent moyen de stocker du CO2, mais il bénéficie aujourd’hui de l’accélération chinoise et de la reprise de l’immobilier américain. Les prix du bois atteignent des niveaux records. Le plan Biden en faveur des infrastructures favorisera par ailleurs les sociétés du cycle de l’eau aux Etats-Unis. Les installations américaines sont dans un état médiocre et bénéficieront d’un plan total de 111 milliards de dollars US. Les services aux collectivités locales et les sociétés d’ingénierie hydraulique en bénéficieront pleinement.

L’essentiel à retenir

  • Nous privilégions les actions et parmi elles les valeurs cycliques.
  • Les entreprises présentes dans le secteur du bois et de l’eau devraient rester bien orientées.

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