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Est-ce que l’inflation peut entraîner une récession ?

Lorsque l’inflation est très forte, qu’elle perturbe l’offre, la demande et qu’elle perturbe les canaux de transmission de la politique monétaire, comme par le passé, ce n’est jamais un bon signe. Des pays qui connaissent une très forte inflation comme le Venezuela sont des pays qui sont généralement très pauvres ou qui sont appauvris. L’inflation est un vrai danger lorsqu’elle touche les matières premières qui sont clés comme le pétrole ou les matières agricoles. L’un des scénarios envisageables est un ralentissement temporaire, mais assez fort, de la croissance avec une inflation qui, en ciseau, accélère et peut être une normalisation en 2023.

Le scénario d’une récession semble éloigné de la réalité. Comment doit-on investir en période d’inflation ? Ce climat est très mauvais pour tout ce qui est obligataire non indexé inflation, contrairement aux OATI. Les actions réagissent bien aux environnements d’inflation, lorsqu’elle est contenue. L’immobilier physique ainsi que les foncières cotées. Historiquement, dans des périodes où l’inflation était très élevée, elle restait cependant investissable, même sur la partie obligataire grâce aux taux qui étaient très élevés. Mais également au travers des mécanismes d’indexation de toute l’économie, notamment des salaires. Aujourd’hui, la différence réside dans les taux qui sont très bas. Au sein des marchés actions, les valeurs financières et bancaires profitent des taux d’intérêt longs qui montent. Les banques sont très peu impactées par le phénomène de l’inflation. Elles sont actuellement plus impactées par les sanctions économiques liées aux activités en Russie ou au secteur de l’énergie. L’inflation est très pénalisante pour les entreprises, déjà endettées, qui n’arrivent pas à repasser leurs coûts de production dans le prix de vente. Au contraire des entreprises de matières premières. Quelles actions peuvent profiter de cette période ?

Très basiquement, un phénomène qui avait commencé avant la guerre en Ukraine, ce sont les valeurs pétrolières. Même si par exemple Total était très impacté puisqu’ils ont une partie de l’activité en Russie qui est gelée. Comme indiqué précédemment, les banques qui profitent d’une valorisation cohérente. Également, l’or qui est historiquement une valeur refuge en période troublée. Les matières premières sont-elles une classe d’actifs véritable ? Les matières premières sont une classe d’actif qui ne verse pas de rendement. C’est d’autant plus compliqué d’évaluer une valeur lorsqu’il n’y a pas une série de cash-flow. Il s’agit davantage de spéculer sur l’offre et la demande. Il y a peu de véhicules d’investissements, excepté les sociétés minières, l’or physique, l’or papier, etc… Il y a des ETF qui répliquent certains indices.

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