Omar Dibo met en lumière un moteur macroéconomique que beaucoup ignorent : l’explosion des remboursements d’impôts américains prévue pour 2026. Avec la « Big Beautiful Bill » votée cette année — baisses de retenues salariales, suppression d’impôt sur les pourboires et heures sup’, élargissement massif des crédits et déductions — le remboursement moyen grimpera à près de 3900 dollars, soit environ 1000 dollars de plus par ménage. À l’échelle du pays, c’est un afflux de liquidité de 120 milliards de dollars, l’un des plus puissants de la décennie.
Aux États-Unis, on est en train d’assister à un énorme coup de pouce fiscal. Pourtant, c’est potentiellement l’un des catalyseurs macro les plus sous-estimés pour 2026.
Avant de comprendre pourquoi 2026 va être un record absolu, il faut déjà rappeler pourquoi les Américains reçoivent des remboursements d’impôt chaque année. Le système fiscal fonctionne avec des retenues à la source fixées automatiquement par l’employeur, via un formulaire que la plupart des gens ne mettent jamais à jour. Du coup, beaucoup paient trop au fil de l’année par prudence, ignorance, ou parce que leurs revenus/déductions changent. À cela s’ajoutent les crédits d’impôts qui peuvent dépasser l’impôt dû, ce qui crée un remboursement net.
C’est là que 2026 change complètement la donne puisqu’on passe à près de $3900 en 2026 grâce à la Big Beautiful Bill votée cette année qui élargit drastiquement les déductions, allège les retenues salariales, supprime l’impôt sur les pourboires et les heures sup, et étend plusieurs crédits d’impôts familiaux. En plus de ça, une partie des entreprises n’a pas encore mis à jour leurs barèmes de retenue à la source, ce qui amplifie mécaniquement les remboursements. Le ménage américain moyen récupérera environ $1000 de plus qu’avant, et à l’échelle du pays, ça fait un choc de liquidité de 90 à 100 milliards en remboursements + 30 milliards de moins prélevés sur les salaires.
Le truc, c’est que les marchés ne pensent jamais “remboursement d’impôt”, ils pensent “cash disponible qui arrive d’un coup dans l’économie”. Dans un pays où 70% du PIB repose sur la consommation, voir 120 milliards à disposition des ménages est massif. Les ménages vont respirer, réduire un peu leur stress financier, refinancer leurs cartes de crédit, et potentiellement redevenir plus risk-on. On sait déjà que chaque fois que les refunds montent, les dépôts sur Robinhood, Schwab, Fidelity montent aussi. Quand le consommateur US est soulagé, Wall Street le sent immédiatement.
Avec la probable arrivée de Kevin Hassett à la tête de la Fed, on se retrouve avec un combo assez rare : politique fiscale expansionniste + conditions financières plus souples à venir. C’est exactement le genre d’environnement qui fait respirer les multiples et soutient les earnings même si la croissance réelle n’est pas spectaculaire.
Oui, il y a un risque inflation si la demande repart trop vite mais tant que la Fed ne durcit pas le ton, ce qui semble improbable dans ce contexte politique, le marché va regarder uniquement le positif : activité qui tient, consommation qui se renforce, et earnings qui ne se dégradent pas.
Les ménages vont recevoir l’une des plus grosses aides de cash des quinze dernières années et dans l’histoire américaine, chaque fois que ça arrive, l’économie accélère et les marchés montent.
Trump est en campagne électorale et il est peu populaire, les stimulus s’accumulent. Run It Hot !
