
Face à des taux qui dépassent allègrement les 20% et à la baisse drastique des excès d’épargne, les ménages américains ont de plus en plus de mal à faire face aux échéances de remboursement sur leurs cartes de crédit. Les retards de remboursement atteignent ainsi, en pourcentage du total des crédits, leur plus haut niveau depuis 2011, autrement dit depuis les conséquences de la crise de 2008.
Concernant les retards entre 30 et 90 jours, l’augmentation sur un an est la plus forte depuis le 2e trimestre 2009, alors que les Etats-Unis étaient au cœur d’une des récessions les plus marquées des dernières décennies. Si le risque ne paraît pas systématique au regard du taux raisonnable d’endettement des ménages, cela va en revanche peser significativement sur la consommation et avoir un impact négatif sur les résultats des entreprises de distribution.