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Hausse des taux et Chine : des forces stabilisante pour la conjoncture internationale

Les informations reçues depuis notre publication du 4 novembre vont dans le sens du scénario que nous y décrivions. L’essentiel de la hausse des taux Fed prévisible d’ici le printemps prochain est désormais intégré par les investisseurs et la Chine reste une force stabilisante pour la conjoncture internationale.  

La conjonction de ces deux éléments soutient les marchés financiers mondiaux à court terme.

La publication de l’indice d’inflation américain du mois d’octobre a déclenché un fort rebond de l’appétit pour le risque. L’inflation hors énergie et alimentation a progressé nettement moins que les anticipations du consensus (+0,3% vs +0,5% attendue et +0,6% le mois précédent). On notera la baisse du prix des véhicules d’occasion, la modération des prix dans le secteur de la santé (assurance santé, services hospitaliers, soins infirmiers…) et le léger ralentissement des loyers. Un mois ne fait pas une tendance et les mesures d’inflation sous-jacente restent trop rapides (graphique 1). Il est trop tôt pour que la Réserve fédérale considère sa mission accomplie et la hausse des taux va se poursuivre mais à un rythme sans doute plus faible. Les investisseurs s’attendent désormais à 50 points de base de hausse des taux lors du FOMC du 14 décembre plutôt que 75 pb. La désinflation est le scénario central de 2023. Une inflation plus faible au départ et un ralentissement graduel de la demande augmentent la probabilité d’un atterrissage en douceur en 2023.

Du côté de la politique budgétaire, les midterms sont passés sans grande surprise. La « vague rouge » n’a pas eu lieu mais la Chambre des représentants devrait tout de même passer à une majorité républicaine (le Sénat devrait rester du côté des Démocrates) ce qui rend peu probable tout changement majeur de la trajectoire budgétaire. La victoire relative du Président Biden renforce la thématique de la transition énergétique aux Etats-Unis qu’une large victoire des Républicains aurait sans doute contrariée (graphique 2). Ce thème est présent dans nos portefeuilles internationaux depuis 2020. Il est composé d’une quarantaine de valeurs des grands pays développés dont une dizaine en Amérique du Nord.

Enfin, les autorités chinoises ont annoncé à quelques heures d’intervalle un plan sanitaire visant à réduire les effets délétères de la politique « zéro Covid » sur l’économie et un plan d’aide au secteur immobilier aujourd’hui en grande difficulté. La volonté de soutenir l’économie chinoise au moment où celle du reste du monde est en perte de vitesse fait écho à la politique de ralentissement programmé de 2021 au moment où le monde était en pleine surchauffe. La Chine est en contrecycle des autres régions du monde ce qui est plutôt stabilisant. Selon les prévisions du FMI, la Chine devrait croitre de 4,4% en 2023 après +3,2% en 2022 (graphique 3).

En ligne avec notre analyse des quatre piliers, nous avons poursuivi la remontée de notre exposition au marché actions dans l’ensemble de nos fonds flexibles. Dans nos fonds internationaux nous privilégions tactiquement les secteurs de marché les plus en retard : l’indice MSCI émergent, le Nasdaq et les petites et moyennes capitalisations en Europe.

Prec.
Enfin une bouffée d’oxygène pour les marchés ?
Suiv.
Un hiver encore compliqué