How to beat the high cost of living?

Laissez-moi vous raconter l’histoire de John, le protagoniste de notre histoire, né dans le bel état du Wisconsin aux Etats-Unis (plus précisément au bord des eaux froides du lac Supérieur) dans le courant des années 70. Notre John est issu d’une famille modeste : son père était professeur à l’université et sa mère dactylographe. Il connaît une enfance puis une adolescence classiques somme toute, bercées par la fin du cycle des Trente Glorieuses.

Lorsqu’il atteint la vingtaine, il est embauché en tant que responsable d’une enseigne d’ameublement. L’économie se porte à merveille et notre John est heureux : il gagne bien sa vie et s’achète sa voiture de rêve, une Ford Mustang de 1960.

A cette époque, l’écart de richesse entre John et son voisin Charlie (pour vous le présenter il s’agit du notable du coin, ce malin a réussi dans le développement de pêcheries de saumon, un business porteur !) était de $5M. Cela ne dérangeait pas John, qui se satisfaisait de son train de vie et qui voyait son pouvoir d’achat augmenter d’année en année.

Néanmoins, suite aux crises de 2000, puis de 2008 et surtout de 2020, les réponses des banques centrales ont eu UNE conséquence principale : un favoritisme sans borne pour Charlie au détriment de John. Aujourd’hui leur écart de richesse est de $36M.

*différence de richesse entre les 1% les plus riches aux Etats-Unis et les 50% les moins aisés

La situation était certes de moins en moins bonne mais vivable pour John, jusqu’à ce qu’un paramètre fasse récemment son apparition : l’explosion du coût de la vie avec une inflation galopante (conséquence directe des politiques monétaires de ces dernières années).

En effet, à l’heure actuelle, notre John commence à ne vraiment plus avaler la pilule : il voit Charlie devenir de plus en plus riche tandis que lui doit se serrer la ceinture de plus en plus fort pour faire face aux hausses du prix de ses courses, de son loyer, et de son essence (et oui, ça consomme une Mustang de 1960 !).

Des John il en existe 165M aux Etats-Unis (et ne vous y trompez pas, ils ont leurs homologues en Europe).

Si une chose est sûre dans ces marchés, c’est qu’aujourd’hui les banques centrales, ayant abattu toutes leurs cartes, n’ont absolument plus le luxe d’enrichir quelques Charlie au détriment de tous les John.

Et cela ne va pas plaire au prix des actifs.

Excellente semaine,

Max

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