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ISM États-Unis : point d’inflexion proche, mais pas encore atteint

L’essentiel : l’indice ISM manufacturier a baissé en juin de 0,6 point de pourcentage pour se fixer à 60,6, signant ainsi un cinquième mois consécutif au-dessus de 60. Le moral des entreprises reste élevé, même si elles peinent à répondre à la forte demande en raison des difficultés à recruter, à conserver la main-d’œuvre et à s’approvisionner en intrants clés. Certains signes laissent penser que l’offre commence à rattraper son retard, mais le déséquilibre entre les commandes et la production reste élevé, ce qui maintient une forte pression sur les prix. Des signes encourageants, certes, mais qui ne traduisent pas encore un point d’inflexion.

Déséquilibre légèrement atténué entre l’offre et la demande

a) La demande reste forte et exerce une pression sur les capacités de production : malgré une baisse de 1 point de pourcentage, à 66%, les nouvelles commandes restent au-dessus de 60 pour le douzième mois consécutif, car la demande, portée par la reprise et le redémarrage économique, reste forte.

b) L’offre commence à rattraper son retard : la production a augmenté de 2,3 pour atteindre 60,8, réduisant un peu l’écart par rapport aux nouvelles commandes qui se sont modérées, mais restent néanmoins très élevées.

Persistance de la pression sur les prix : les prix payés restent très élevés, car l’offre (production) ne parvient toujours pas à satisfaire la demande (nouvelles commandes). Les fabricants s’attendent à avoir du mal à répondre à la forte demande, ce qui laisse présager un été marqué par les tensions sur les prix. 

Difficultés de recrutement : une nouvelle baisse de l’indice de l’emploi (49,9 contre 50,9) montre l’incapacité des employeurs à trouver la main-d’œuvre et à la retenir. Bien qu’il ne représente qu’une partie du marché du travail, ce résultat met en évidence un problème d’offre de main-d’œuvre qui n’est pas encore résolu. 

Le vent commence peut-être à tourner et les déséquilibres à se résorber progressivement : les commandes en attente restent élevées et les stocks extrêmement bas, ce qui souligne la nécessité d’augmenter la production pour équilibrer l’offre et la demande. Pourtant, ce mois-ci, les retards de livraison ont reculé par rapport à leur plus haut depuis 1974, les commandes en attente ont diminué et les stocks se sont redressés, tous ces indicateurs progressant dans la « bonne » direction.

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