La dynamique de l’emploi s’essouffle mais le comportement du marché du travail reste à comprendre

Le niveau de l’emploi salarié privé a été stable au dernier trimestre 2023. Sur un an, il a augmenté de 113 800. . Par rapport au dernier trimestre de 2019, il est en progression de 1 155 100.

=>Sur le premier graphique, on constate l’accélération marquée après la fin de la pandémie. Cela traduit un comportement différent sur le marché du travail depuis cette date. En prenant comme référence la tendance de la productivité calculée sur la période 1990-2019, il y a, fin 2023, 1.7 million d’emplois en excès compte tenu de l’allure du PIB.

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=>L’emploi a augmenté bien plus vite que ce qui était observé par le passé compte tenu de l’activité économique. Pourtant les difficultés de recrutements sont toujours élevés ainsi que les taux d’emplois vacants. C’est une question à la quelle les économistes ne répondent pas franchement mais qui a une forte incidence sur la productivité et sur les revenus.

=>L’ajustement de l’emploi a déjà commencé néanmoins. C’est ce qu’indique le deuxième graphe. L’excès constaté en sortie de pandémie s’atténue mais ne se corrige pas puisque le niveau d’emploi reste très élevé (le 1.7 million évoqué plus haut)

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=>L’ajustement ne se s’opère que sur l’intérim. Ce n’est pas le moindre paradoxe du marché du travail. Les entreprises considèrent que les emplois par secteur sont pérennes et ne reflètent pas un effet transitoire de l’activité. Autrement dit, le niveau de l’activité ne parait pas avoir d’effet sur l’envie d’embaucher. Pourtant l’économie est en quasi-récession. Seul l’emploi intérimaire est affecté et remis en cause. Le paradoxe est la coexistence de deux dynamiques antagonistes. Encore du travail pour les économistes.

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