Fin de semaine difficile sur les marchés financiers. Qu’ils soient d’actions ou d’obligations gouvernementales et/ou privées, tous ont fortement glissé.
Pourquoi cette débandade ? Simplement une avalanche de mauvaises nouvelles. Cela a commencé, jeudi, par les conclusions (plutôt « hawkish ») de la réunion de la BCE. Celle-ci a, d’une part, annoncé son resserrement monétaire (une première hausse de 0,25 % en juillet, suivie de 3 autres dont une de 0,50 % en septembre et deux de 0,25 % en octobre et en décembre) et d’autre part, elle a inquiété les marchés, en restant très évasive sur la gestion du risque de fragmentation des écarts de taux entre les pays de la zone. Ensuite, vendredi, alors que beaucoup croyaient avoir vu le pic d’inflation en mars à 8,5 % a/a, la publication d’une nouvelle progression du CPI de mai (+ 8,6 %) a fortement secoué les marchés.
Conséquence : le tournant « hawkish » de la BCE et la mauvaise surprise de l’inflation américaine renforcent les positions prises par les autres Banques centrales de durcir, coûte que coûte, leur politique monétaire afin de maîtriser la hausse des prix.
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