La Grèce revient en catégorie « Investment Grade »

Au cours du mois d’octobre, la Grèce est redevenue un emprunteur de catégorie Investment Grade aux yeux de l’agence S&P Global Ratings, qui a remonté la notation de la dette long terme du pays de BB+ à BBB- (perspective stable). Le pays reste encore en catégorie « High Yield » (emprunteur risqué) du point de vue de Moody’s et Fitch Ratings, mais était déjà revenu en catégorie Investment Grade selon Scope Ratings (août) et DBRS (septembre).

Cette récente évolution est le résultat d’un long processus d’amélioration de la situation économique et sociale du pays depuis la crise de la dette souveraine de 2011-2012. Ainsi, la prime de risque associée aux emprunts grecs s’est largement contractée depuis cette période. À la clôture du 22 novembre, le taux d’emprunt à 10 ans de la Grèce était de 3,76%, soit 119 points de base au-dessus du taux à 10 ans allemand à 2,57%.

La prime de risque (« spread ») associée aux emprunts grecs à 10 ans est désormais plus faible que celle des emprunts italiens, tout en restant supérieure à celle des emprunts espagnols. Cette dynamique a été soutenue par une croissance grecque dynamique (+5,6% en 2022), qui devrait rester supérieure à la moyenne de la zone euro sur l’ensemble de l’année 2023. Le pays bénéficie également d’une amélioration de son ratio dette/PIB, qui devrait ainsi passer de 189% en 2020 à 146% fin 2023 selon S&P. Un niveau certes élevé, mais en nette amélioration. La baisse du chômage, revenu à 10%, traduit également l’amélioration de la situation socio-économique du pays.

Outre la bonne orientation des obligations souveraines de la Grèce en 2023, notons le bon parcours des titres obligataires émis par les banques grecques. L’amélioration de la note de l’Etat permet en effet de réhausser la note des établissements bancaires et de réduire les décotes appliquées sur les garanties apportées par les banques grecques à la BCE. Plus généralement, les banques grecques bénéficient désormais de bilans assainis, avec une normalisation de leurs provisions sur prêts et un renforcement de leurs fonds propres.

Voir aussi : https://latribune.lazardfreresgestion.fr/zone-euro-que-se-passe-t-il-au-niveau-de-la-productivite/

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L’opinion exprimée ci-dessus est datée du 24 novembre 2023 et est susceptible de changer.

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