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La « pierre papier » profite de l’inflation

L’immobilier locatif est considéré comme une « valeur refuge » face à l’inflation. En France, les loyers sont, en effet, indexés en fonction de l’évolution des prix à la consommation. Le bailleur est ainsi assuré que son investissement suit la hausse des prix.
Alors que l’inflation a progressé de 2,4% en France au 1er trimestre 2022, l’indice de référence des loyers (IRL), que les propriétaires peuvent appliquer sur les loyers d’habitation, a ainsi augmenté de 2,48% sur la même période en glissement annuel. Mais c’est sur l’immobilier d’entreprise que les hausses des indices sont les plus significatives.

Des formules de calcul complexes

Le 22 juin 2022, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié l’indice des loyers commerciaux (ILC) pour le 1er trimestre de cette année. Depuis le 4ème trimestre 2021, cet indice trimestriel se déduit de l’ICL du même trimestre de l’année précédente en lui appliquant l’évolution entre ces deux périodes de la somme des indices représentatifs de l’évolution des prix à la consommation (mIPCL) et de celle des prix de la construction neuve (mICC), à hauteur de 75% pour le mIPCL et de 25% pour le mICC. Pour le 1er trimestre 2022, l’lLC, qui porte sur les activités commerciales et artisanales, ressort à + 3,32% sur 12 mois.
La hausse est encore plus importante pour l’indice des loyers des activités tertiaires (ILAT). Également calculé sur une base trimestrielle, l’ILAT est constitué par la somme pondérée d’indices représentatifs du niveau des prix à la consommation, de celui des prix de la construction neuve et du produit intérieur brut (PIB) en valeur. L’Insee a diffusé, toujours le 22 juin 2022, l’ILAT du 1er trimestre 2022. Cet indice, qui concerne les bureaux, les activités libérales et les centres de loisirs, est en augmentation de 5,10% par rapport au 1er trimestre 2021.

Prévalence des activités commerciales et tertiaires

On le voit, les progressions de l’ILC et de l’ILAT sont supérieures à l’inflation. Or, les fonds immobiliers non cotés sont justement majoritairement concentrés dans les activités commerciales et tertiaires. Selon les données de l’Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim), les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) sont investies à plus de 64% dans les bureaux et à plus de 18% dans les commerces. Le patrimoine des organismes de placement collectif en immobilier (OPCI) « grand public » (accessibles aux investisseurs particuliers) est, lui, constitué à 58% de bureaux et à 13% de commerces.

Sources : https://www.insee.fr/fr/statistiques/6457429#consulter ; https://www.insee.fr/fr/statistiques/6457433#consulter ; https://www.aspim.fr/chiffres-du-marche-des-FIA-en-immobilier/scpi.html ; https://www.aspim.fr/chiffres-du-marche-des-FIA-en-immobilier/opci.html

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