La probabilité d’un atterrissage en douceur continue d’augmenter

Les sentiments de marché ont fortement fluctué en 2023. L’anticipation de récession était très importante suite aux différents relèvements de taux réalisés par les banques centrales en 2022. En effet, nous aurions pu avoir un scénario noir en 2023 avec en mars la faillite de la Silicon Valley Bank (SVB) aux États-Unis qui s’est propagée en Europe avec les inquiétudes sur Crédit Suisse, qui ont conduit son rachat par sa consoeur UBS. L’inquiétude s’est ainsi amplifiée avec l’épisode Crédit Suisse en raison de son rang de banque systémique. Cette banque ayant de fortes interconnexions avec de nombreuses autres banques, une faillite désordonnée aurait eu des conséquences en chaîne très dévastatrices. Ces[2] turbulences n’étaient pas sans rappeler la crise financière de 2008.  Toutefois, la solution d’une reprise par UBS a été orchestrée en un week-end et a rapidement calmé les marchés.

Le dernier trimestre a été positif avec un message similaire en provenance des différents marchés : un atterrissage en douceur des économies se concrétise dans un climat d’anticipation de baisse des taux de la part des banques centrales dès le premier trimestre 2024. Cet optimisme a été renforcé par les différentes réunions des banques centrales dont celle de décembre du FOMC[1] laissant entrevoir trois baisses de taux l’an prochain.

Les marchés de taux semblent refléter les perspectives économiques conformes à l’hypothèse de base pour 2024, à savoir une croissance inférieure à la tendance et un ralentissement de l’inflation. Les rendements des bons du trésor américain à 10 ans ont chuté de plus de 50 points de base par rapport à leur niveau record d’octobre (environ 5%). Ces mouvements proviennent d’une part du marché des bons du Trésor qui anticipe un assouplissement de la politique de la Fed en 2024 avec une réduction de près de 40 points de base des taux d’ici le milieu de l’année, et d’autre part de la décélération attendue de la croissance du PIB après la vigueur affichée au 3ème trimestre et une attente plus mitigée des acteurs concernant la croissance de l’année 2024.

Ainsi, les marchés actions ont fortement rebondi fin 2023, cette hausse compensant la baisse enregistrée pendant la première partie du semestre. Comme cela avait été le cas pour les deux trimestres précédents, les entreprises américaines affichent des marges plus solides que ce que le marché avait prévu. La corrélation positive entre les actions et les obligations s’étant maintenue, il reste des opportunités sur les marchés actions mêmes si elles sont moindres qu’avant le mouvement haussier de fin d’année. Compte tenu des conditions de marchés favorables aux produits structurés, nous sur pondérons encore ce type d’actifs dans nos portefeuilles.

L’immobilier, classe d’actifs la plus en difficulté en 2023 nous a rappelé les risques afférents à ce secteur pourtant généralement défensif. L’immobilier tertiaire a principalement souffert de la hausse des taux et des changements de comportements, dans le sillage du Covid. Avec des rendements entre 4% et 5%, les investisseurs ont préféré se rabattre sur des classes d’actifs sans risque avec un rendement à peine plus faible. L’immobilier devrait cependant retrouver des couleurs en cas de baisse des taux, et sera à surveiller en 2024. 

Cabinet Leduc & Associés 
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Termes et définitions
1. FOMC. Le FOMC (Federal Open Market Committee) est le comité des marchés ouverts du Fédéral de la Réserve américaine.
2. Consumer Expectations Survey ( Ces ) Le Consumer Expectations Survey (Enquête sur les Attentes des Consommateurs) est une enquête périodique qui vise à mesurer les attentes et les perceptions des ménages concernant différents aspects économiques, tels que l'inflation, les dépenses de consommation, le revenu disponible, le crédit, l'épargne et l'emploi.
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