Le passage à des taux d’intérêt réels à long terme continûment supérieurs à la croissance potentielle est une très mauvaise nouvelle

Nous pensons que les taux d’intérêt réels à long terme, aux États-Unis et dans la zone euro, vont devenir structurellement (à partir de 2024) supérieurs à la croissance potentielle :

  • parce que l’investissement va devenir supérieur à l’épargne ;
  • parce que la volatilité des taux d’intérêt à long terme va augmenter ;
  • parce que les gains de productivité et la croissance potentielle sont devenus très faibles ;
  • parce que les politiques monétaires seront structurellement plus restrictives.

Le passage à des taux d’intérêt réels à long terme supérieurs à la croissance potentielle :

  • va réduire l’investissement des entreprises et l’investissement en logements des ménages ;
  • va forcer les gouvernements à réduire les déficits publics.

Ce passage empêchera la correction du sous-investissement des entreprises et en logements, empêchera les États de réaliser les dépenses publiques qui sont pourtant nécessaires.

Mais malheureusement, ce scénario est le plus probable. Sa réalisation imposera aux États de définir des priorités pour les dépenses publiques, ou bien d’accroître la pression fiscale. Il imposera aux entreprises de réduire le rendement exigé de leurs fonds propres pour continuer à investir suffisamment.

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