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Le variant delta et la désynchronisation de la croissance mondiale préoccupent les marchés

Premier évènement d’échelle planétaire depuis mars 2020, les jeux olympiques de Tokyo auraient pu offrir à l’humanité le symbole lumineux et providentiel d’une grande victoire contre l’épidémie. Malheureusement, l’arrivée de la flamme olympique dans une capitale vidée de ses spectateurs et en proie aux restrictions sanitaires a réprimé la lueur prophétique du flambeau. Controversée, l’opiniâtreté désenchantée du comité d’organisation des J.O. à maintenir les jeux rappelle le tempérament des marchés depuis le solstice d’été : celui d’une persévérance sans conviction. Car, à l’aurore des migrations estivales vers le midi, les nuances d’azur dans le ciel de la reprise économique mondiale se dessinent et se précisent.

En Chine la fraicheur du crépuscule semble définitivement succéder au bouillonnement du second semestre 2020. Le mercure du thermomètre macroéconomique (indices PMI et prix à la production inférieurs aux attente) se rétracte à chaque nouvelle lecture. Aux États-Unis, la langueur digestive de milieu d’après-midi succède à l’appétit enthousiaste pour le risque : les actifs de reprise comme les mid caps domestiques du Russel 2000 rendent leurs gains face aux FANGs qui jouent leur rôle défensif en cas de doute sur le cycle économique. Enfin, au terme d’un carême de cinq mois l’Europe, suppliciée, se met à peine à table.

En France où 52% des adultes ont reçu leur première dose, les indicateurs de confiance (entreprises ou ménages) sont au zénith, au-delà de leur moyenne historique de long terme. Avec un potentiel de reprise intact, la zone euro peut voir midi à sa porte mais ne peut s’isoler des doutes qui agitent les marchés obligataires américains. Car depuis cinq semaines, la courbe des taux poursuit son mouvement d’aplatissement. Historiquement, les phases de divergence entre une politique budgétaire expansionniste au niveau de l’Etat fédéral et une politique monétaire bientôt plus restrictive menée par la banque centrale peuvent être de nature à produire ces effets d’inversion ou d’aplatissement. En revanche, l’accélération au cours des derniers jours de la baisse des rendements vers des niveaux induisant une apathie économique presque équivalente à celle de mars dernier (1,30% et 2% à 10 et 30 ans respectivement) semble présager d’une méfiance accrue à l’égard de la capacité de l’économie à se normaliser.

Après la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, le variant delta pourrait gâcher la seconde partie de l’année pour les marchés…

Texte achevé de rédiger le 9 juillet 2021 par Thomas Planell, Gérant – analyste.

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