En avril 2022, une nouvelle alerte a été donnée par les scientifiques sur l’état du stock mondial d’eau douce. En effet, essentiels à la sauvegarde de nos écosystèmes, ces réserves s’amenuisent, déstabilisant l’équilibre de la planète acquis depuis le début de l’Holocène, il y 10 000 ans. Pour tenir compte de cet état d’urgence, la finance durable participe à la préservation de nos ressources.
Le cycle de l’eau douce est menacé
Aujourd’hui, seules trois limites planétaires n’ont pas encore été franchies d’après les chercheurs du Stockholm Resilience Centre (l’augmentation des aérosols dans l’atmosphère, la diminution de la couche d’ozone et l’acidification des océans). Pourtant, chacune d’entre elles risque de déclencher des réactions en chaîne potentiellement irréversibles. La viabilité de notre environnement est remise en question de plus en plus sérieusement. Pour les ressources en eau douce, l’enjeu est particulièrement vital. La population mondiale continue d’augmenter et avec elle, ses besoins en eau.
Un nouveau calcul pour le cycle de l’eau douce
Franchie en 2022, la limite du cycle de l’eau douce marque, selon les chercheurs, l’approche d’un point de bascule où les grandes forêts tropicales du Congo ou de l’Amazonie pourraient laisser place à des étendues arides. L’agriculture intensive, la déforestation et le dérèglement climatique sont en partie à l’origine de cet assèchement des sols. Ce phénomène planétaire d’aridification laisse également entrevoir des effets désastreux sur la biodiversité en eau douce.
Investir dans l’eau pour donner du sens à son épargne
Les investisseurs peuvent aussi se tourner vers des fonds thématiques spécialisés dans l’eau. Ces fonds regroupent des entreprises innovantes dans la chaîne logistique de l’approvisionnement en eau (approvisionnement en eau potable, constructions de puits, stations de pompage, solutions d’assainissement, retraitement des eaux usées…). Au regard de la demande exponentielle en eau, et de la raréfaction de cette ressource unique, l’OCDE estime qu’il faudra dépenser 1 000 milliards de dollars par an d’ici à 2030, contre 600 milliards de dollars actuellement, pour garantir un accès universel à l’eau et à l’assainissement de base. L’économie de tels investissements est potentiellement attrayante pour les acteurs publics et privés.
L’essentiel à retenir
- En avril 2022, le cycle de l’eau douce est devenu la sixième limite planétaire franchie
- À l’échelle planétaire la terre s’assèche et de grandes forêts tropicales, essentielles aux écosystèmes, pourraient disparaître.
- Investir dans des technologies et des infrastructures liées à l’eau permet de donner du sens à son épargne.