L’erreur de politique monétaire des Banques Centrales : essayer, sans y réussir, de faire monter l’inflation de 2012 à 2020

Les Banques Centrales des pays de l’OCDE[2] ont toutes été confrontées au recul de l’inflation d’équilibre en dessous de l’objectif de 2 % de 2012 à 2020. Elles ont réagi à ce recul de l’inflation en passant à une politique monétaire très expansionniste : taux d’intérêt à court terme nuls ou négatifs, Quantitative Easing[1].

En conséquence de cette politique monétaire très expansionniste, l’inflation ne s’est pas redressée, mais les taux d’intérêt à long terme se sont effondrés, les prix des actifs financiers ont considérablement augmenté ; cet effort pour faire monter l’inflation a abouti à la mise en place de politiques budgétaires très expansionnistes, et de bulles sur les prix des actifs.

Aujourd’hui, la lutte contre l’inflation conduit à la remontée des taux d’intérêt, et donc à l’apparition d’un endettement public devenu excessif et à la nécessité de passer en conséquence à une politique budgétaire plus restrictive, et au recul des prix des actifs.

Tout cela montre que l’acharnement à faire remonter l’inflation à 2 % a conduit ultérieurement à des conséquences très néfastes, excès d’endettement public, hausse excessive des prix des actifs, qu’il faut aujourd’hui corriger. Un objectif strict d’inflation est une mauvaise idée.

Termes et définitions
1. Quantitative Easing. Quantitative easing est une politique monétaire dans laquelle une banque centrale achète des actifs financiers tels que des…
2. OCDE. L’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) est une organisation intergouvernementale qui regroupe 37 pays membres afin…
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