Les news qui ont fait bouger les marchés cette semaine

1. Les actions en positif cette semaine

Les actions ont terminé la semaine en hausse, avec en point d’orgue une fin sans incident vendredi, le S&P 500 augmentant de 0,1 % et le Dow Jones[1] perdant 118 points (principalement en raison de la faiblesse des actions de UnitedHealth), l’attention se portant sur les annonces de bénéfices des entreprises, les données sur l’inflation des prix à la production et l’escalade des frappes aériennes au Yémen en représailles aux attaques contre les navires de transport en mer Rouge. Les rendements obligataires ont baissé, le taux de référence à 10 ans se maintenant en dessous de 4 %, tandis que les taux à plus court terme ont baissé davantage, reflétant les implications en termes de politique monétaire des données sur l’inflation, meilleures que prévu, publiées vendredi. Les actions mondiales ont globalement progressé, grâce à des gains importants en Europe et à la poursuite de la hausse des actions japonaises, qui a permis à l’indice Nikkei d’atteindre son plus haut niveau depuis 34 ans. 

2. Les résultats de l’inflation US au cœur des préoccupations de la semaine

Jusqu’à jeudi, les investisseurs ont retenu leur souffle. Ce jour-là, la statistique phare de la semaine devait leur confirmer ce qu’ils espéraient depuis des mois : un nouveau ralentissement de l’inflation aux Etats-Unis. Or, il n’en a rien été. L’indice des prix a augmenté en décembre de 3,4% sur un an. Hors alimentation et énergie, la hausse était attendue par les économistes à 3,8% et elle s’est établie à 3,9%. Ce dérapage imprévu devrait, en toute logique, dissuader la Réserve fédérale d’abaisser les taux d’intérêt dès le mois de mars, comme l’espère le marché. Rien n’est gravé dans le marbre. Certains experts ont pointé que cet emballement des prix à la consommation ne serait que provisoire, et les données plus modérées pour les prix à la production, annoncées vendredi, ont remis du baume au coeur des boursiers. Par conséquent, Wall Street n’a pas complètement perdu espoir d’un geste de la Fed au printemps.

3. La saison des résultats commence avec les banques

La croissance des bénéfices des entreprises sera, selon moi, un indicateur clé pour les marchés au cours de l’année à venir. C’est pourquoi les annonces de résultats du quatrième trimestre seront au centre de l’attention au cours des prochaines semaines, les grandes banques donnant le coup d’envoi. Les résultats globaux des banques ont été plutôt bruyants en raison de plusieurs facteurs spécifiques à l’entreprise et ponctuels, mais si l’on examine certaines des tendances sous-jacentes, la croissance des revenus dans les principaux segments bancaires semble se maintenir raisonnablement bien tandis que les provisions pour pertes sur prêts augmentent, une combinaison qui est cohérente avec l’opinion selon laquelle l’économie reste solide, mais se dirige vers une croissance plus faible à l’avenir, sous l’effet d’une modération des dépenses de consommation. D’une manière plus générale, les bénéfices du quatrième trimestre seront déterminants pour l’évolution des bénéfices en 2024, le consensus tablant sur une croissance des bénéfices d’environ 12 % pour l’année. Une solide augmentation des bénéfices des entreprises constituerait, selon moi, un vent arrière favorable et nécessaire à la performance future des marchés boursiers.

Termes et définitions
1. Dow Jones. Le Dow Jones Industrial Average (DJIA) est un indice boursier des États-Unis composé des 30 plus grandes entreprises…
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