Les taux d’intérêt réels à long terme vont-ils passer au-dessus de la croissance potentielle ?

On sait qu’il existe deux régimes très différents en ce qui concerne les dettes publiques et les prix des actifs (actions, immobilier, valeur des entreprises) :

  • le régime où les taux d’intérêt réels à long terme sont inférieurs à la croissance potentielle ; dans ce régime, les contraintes de soutenabilité des dettes publiques disparaissent et les prix des actifs ont une valeur arbitrairement élevée ;
  • le régime où les taux d’intérêt réels à long terme sont supérieurs à la croissance potentielle ; dans ce régime, les contraintes de soutenabilité des dettes publiques (les excédents budgétaires primaires sont supérieurs au produit de la dette publique par l’écart entre le taux d’intérêt réel et la croissance potentielle) et les méthodes de valorisation usuelles des actifs (les actifs valent la somme actualisée des revenus futurs qu’ils procurent) réapparaissent.

Ce serait donc un changement considérable si le régime où les taux d’intérêt réels sont supérieurs à la croissance potentielle réapparaissait ; la probabilité de cette transition, compte tenu de l’environnement économique, n’est certainement pas nulle.

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