Les volumes, toujours les volumes !

Il m’est toujours douloureux, en tant que passionné d’analyse technique des marchés financiers, de trouver sur certains sites spécialisés des études graphiques fort « complètes », avec une débauche de traits dans tous les sens, des bandes de Bollinger dispensables, moultes oscillateurs et autres outils bariolés, mais rien sur le plus essentiel d’entre eux, après la représentation en bougies il s’entend : les volumes de transactions !

Définition

Les volumes, ou volumes de transactions, représentent tout simplement le nombre d’actifs, d’actions par exemple, qui ont changé de main, sur une période donnée. Un coup d’œil sur les volumes de Crédit Agricole, par exemple, montre un pic de 15 227 087 titres échangés sur la séance du jeudi 09 février, dans la foulée de la publication de sa copie trimestrielle. Soit les volumes supérieurs de 64% à ceux observés la veille, une séance « lambda ».

On parlera donc de volumes plus ou moins importants, plus ou nourris, en fonction des séances, des semaines, des mois, etc. A ne pas confondre avec le capital échangé sur une période donnée, qui égale la multiplication de ces volumes par le cours moyen sur la période, la séance par exemple.

Par nature, les volumes constituent l’un des piliers de la mesure de la liquidité, c’est-à-dire le degré de possibilité d’un opérateur à entrer et sortir d’une position sur un actif. Ils servent à mesurer le degré d’affrontement entre vendeurs et acheteurs, et par là même, donnent sur sens par leur dynamique, à des niveaux graphiques, qui deviennent, selon le cas, support ou résistance.

A noter qu’un pic exceptionnel de volumes sur une action qui n’est pas coutumière du fait doit évoquer une piste : celle d’un « bloc », c’est-à-dire l’échange entre deux actionnaires d’une masse de titres.

Clefs Interprétation des volumes

Ils permettent de donner du sens au franchissement d’un niveau précédemment défini comme technique. Si une résistance s’est progressivement installée au fil du temps, barrant la route des cours, et qu’un franchissement par les cours est soudainement opéré, une analyse conjointe des volumes de transactions est alors essentielle : une progression nourrie du nombre de titres échangés viendra « valider » la cassure, de la même manière qu’un taux de participation important vient donner du « sens » à une victoire électorale, pour prendre une image provenant d’un autre domaine.

L’exemple des convergences et divergences

Les volumes peuvent s’utiliser sur les franchissements, les ruptures de seuil, mais aussi sur les momentums, et dans leur dynamique relative par rapport aux cours. Ainsi, une progression des volumes au cœur-même de l’expression d’un mouvement haussier sera un signe de poursuite. A l’inverse, si les volumes s’essoufflent nettement en sommet de tendance haussière et que les points hauts peinent de plus en plus à s’inscrire sur les cours, des prises de profits peuvent s’envisager. On parlera alors de divergence entre cours et volumes.

Alexandre TIXIER, pour Fibee

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