L’euro face à son plus grand défi

Dans son Bloc-Notes publié sur LinkedIn, Bruno Colmant, membre de l’Académie royale de Belgique, alerte sur le risque systémique que représente la crise politique française pour l’euro. Derrière la dégradation de la dette publique et l’instabilité gouvernementale, c’est selon lui la cohésion même de la monnaie unique qui vacille.
Un tableau avec les étoiles du drapeau européen et le mot Euro
©Fibee

Dans son Bloc-Notes publié sur LinkedIn, Bruno Colmant, membre de l’Académie royale de Belgique, alerte sur le risque systémique que représente la crise politique française pour l’euro. Derrière la dégradation de la dette publique et l’instabilité gouvernementale, c’est selon lui la cohésion même de la monnaie unique qui vacille.

Derrière l’effondrement politique français, l’euro face à son plus grand défi.

Derrière la catastrophe gouvernementale française, et les réalités d’une nouvelle dissolution ou, ce qui serait préférable, d’une démission du Président français, il y a bien sûr la dégradation de la dette publique française, mais aussi – car personne ne le dit – l’euro.

En effet, l’euro a certes un quart de siècle et chaque jour solidifie sa réalité.

Mais c’est une monnaie sans gouvernement et tiraillée entre des visions politiques centrifuges.

Alors, certes, la BCE tient la monnaie unique, notamment parce que son bilan doit porter près de 4 000 milliards de dettes publiques émises par différents pays européens.

Mais combien de temps une monnaie cessera-t-elle d’être unique si la France entre dans une profonde période d’indécision politique, et que certains partis souverainistes, comme l’AfD allemand, qui sera certainement au pouvoir avant la fin de la décennie, mettent en péril la cohésion monétaire ?

L’euro est, et sera toujours, à risque.

Et c’est la raison pour laquelle, lorsqu’on aligne les prévisibles tourments qui vont affecter le dollar, une fois que la Federal Reserve sera mise sous le contrôle de la Maison Blanche, on pourrait assister à des escarmouches, voire des guerres monétaires.

Après tout, la monnaie n’est qu’une abstraction, et au mieux un symbole, dont le signifiant ne repose que sur la confiance en l’État.

Si celle-ci disparaît, la monnaie devient friable.

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