États-Unis | La revue de presse économique et financière

L’instant marché financier : “(re)relance” par Igor DE MAACK

La victoire de Joe BIDEN sur le plan d’infrastructures américain (1 200 md$) confirme la volonté des dirigeants politiques de toutes les zones économiques de se lancer dans une frénésie d’investissements générateurs de croissance et d’emplois.

En Europe, le plan imaginé par l’Union européenne (3% du PIB soit 750 md€) devrait commencer à être déboursé cet été en privilégiant les « investissements verts » (43%) et « les investissements digitaux » (28%).

Le Sud et l’Est de l’Europe seront les premiers récipiendaires de ces aides. Cela ressemble presque au paquet d’aides/de subventions lorsqu’un pays rejoint l’Union Européenne. On se souvient d’ailleurs de l’impact pour un pays comme la Pologne par exemple.

Les banquiers centraux, malgré les commentaires du Président de la Banque Fédérale de Saint Louis, James BULLARD, vont continuer à soutenir ces efforts budgétaires. Si les marchés financiers se soucient du moindre commentaire sur la fin de la politique monétaire accommodante, ils confirment leur bonne santé. Toutefois, l’été n’est pas une période toujours propice. Les investissements doivent être faits avec parcimonie et sélection.

Les actions ont certes fortement progressé mais elles sont les seules à pouvoir capter la création de valeur ordonnée par les autorités politiques et monétaires. Le prix du baril, certes pénalisant pour le consommateur, va porter les cours des valeurs pétrolières. La reprise de l’investissement industriel et particulièrement dans l’industrie 4.0 va doper les grands équipementiers de l’industrie. Tous ces éléments positifs constituent des forces de rappel pour les marchés actions mais jusqu’à quand ?

Les menaces du variant Delta ont forcé certaines municipalités ou pays à appliquer, de nouveau, des mesures sanitaires restrictives (confinement de Sydney en Australie et port du masque obligatoire en Israël). Si une quatrième vague n’est pas encore envisagée, il faut reconnaître que ce virus a considérablement changé les modes de vie (passeport sanitaire numérisé, distances sociales, télétravail, subventions publiques généreuses…) et a provoqué des arrêts très brutaux dans la chaîne de production et des circuits logistiques.

Les systèmes sociaux sont mis à rude épreuve et les stocks de dette s’accumulent et s’empilent à chaque crise. Les plus pessimistes crient toujours à la fin du Monde. Le scénario Armageddon n’est pas le plus probable sauf à se lancer dans une interprétation biblique des marchés financiers. Cependant, il faut bien reconnaître que les marchés financiers vont devoir respirer et les multiples de valorisation des entreprises se détendre à la faveur des progressions bénéficiaires.

La valeur du mois • AIR LIQUIDE

Après l’annonce du rachat du plus grand site de production d’oxygène au monde sur le site de Secunda en Afrique du Sud, Air Liquide apparaît comme le leader mondial d’une technologie de pointe sur une ressource (les gaz industriels – oxygène, hydrogène et azote) indispensable.

Avec des multiples de valorisation décotés de 15% par rapport à ses pairs, un bilan solide et un dividende en croissance, la société offre aujourd’hui tous les attributs d’un placement long terme « sécurisé » ce qu’elle a finalement toujours été.

Le mot de la fin

L’été 2021 s’annonçait nostalgique. Le retour à une vie (presque) normale nous aurait replongé dans nos souvenirs du dimanche 2 juillet 2000. Une journée ensoleillée, emplie de liberté avec nos Bleus sur le toit de l’Europe.

Malheureusement, ce jeudi 1er juillet 2021 « les bons souvenirs sont des bijoux perdus » (Paul VALÉRY).

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