AirBnb | FiBee : La revue de presse économique et financière

Louer son bien sur Airbnb, est-ce encore un bon plan ?

Avec l’avènement d’Airbnb, de nombreux propriétaires surfent sur la location touristique de courte durée. Mais avec un encadrement de plus en plus strict et l’arrivée de nouvelles réglementations, louer sur Airbnb est-il toujours une affaire rentable ?

Avec plus 300 000 logements recensés en France dont plus de 65 000 à Paris, la France constitue le deuxième marché de la plateforme. La tendance se renforce dans la capitale, où la location Airbnb rapporte en moyenne 2,6 fois plus que la location longue durée classique sur les petites surfaces. Dans un contexte pandémique moins attractif pour la location touristique, de plus en plus d’hôtes renoncent à la plateforme et envisagent même de revendre.

Si la location Airbnb reste financièrement viable, il ne faut pas négliger les charges liées à la gestion qui peuvent être lourdes et chronophages : ménage, remise des clés, services premium, frais fixes (eau, électricité, internet…), taxes de séjour, commissions, diffusion des annonces, suivi des réservations et des litiges, validation des avis clients. Pour se simplifier la vie, certains font appel à des prestataires externes ou services de conciergerie, moyennant un budget représentant 15 à 20% du loyer. Aussi, une location Airbnb peut s’avérer plus ou moins rentable selon votre localisation : si votre bien se trouve dans une zone d’attractivité touristique, foncez !

Tout comme la location classique, la location via Airbnb est réglementée. Par trois arrêts du 18 février, la Ville de Paris a remporté une nouvelle victoire dans sa lutte contre la pénurie de logements proposés à la location de longue durée. Désormais, pour pouvoir louer son bien meublé à la nuitée plus de 120 jours par an, les propriétaires qui ne louent pas leur résidence principale doivent solliciter une autorisation de « changement d’usage » du logement, d’habitation vers activité commerciale pour location saisonnière. Si votre bien se trouve dans une copropriété, la modification peut être interdite ou refusée. Et cette décision ne concerne pas uniquement la capitale, puisque d’autres villes ont également instauré leur propre régime de régulation, telles que Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Nice, Strasbourg et Toulouse.

D’un point de vue fiscal, depuis juillet 2016, tout particulier percevant des revenus depuis la plateforme, qui relèvent du régime BIC (bénéfices industriels et commerciaux), doit les déclarer s’ils dépassent 23 000 euros annuels. En dessous de ce seuil, il n’y a pas de cotisations sociales à payer, mais les recettes seront soumises aux prélèvements sociaux au taux de 15,5%, de la même manière que les autres revenus du patrimoine. En France, la location d’un bien meublé engendre prélèvements sociaux et est soumise à l’impôt sur le revenu. Il faudra indiquer les loyers perçus en case 5ND (ou 5OD pour le conjoint) sur votre déclaration d’impôt des revenus complémentaires (2042C). Selon l’article 50-O du Code général des impôts, vous serez exonéré si les loyers perçus annuellement sont inférieurs à 305 euros (résidence principale ou non). Par ailleurs, les revenus découlant de la location saisonnière d’une ou plusieurs pièces de votre résidence principale sont exonérés dans la limite de 760 euros par an.

Source : Fibee App

advertisement:

Cette actualité est fournie par Fibee App

Vous avez trouvé cette publication intéressante ?

Cliquez sur une étoile pour la noter !

Note moyenne / 5. Nombre de votes :

Aucun vote pour l'instant. Soyez le premier à noter cette publication.

Merci pour votre vote !

Vous pouvez ajouter un commentaire (optionnel).

Dites-nous en plus (optionnel) :

Total
1
Shares
Publications similaires