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“L’urgence climatique” par Philippe Waechter, chef économiste chez Ostrum AM

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Les alertes se multiplient sur la question du climat. Le rapport de l’Agence Internationale de l’Energie est une alerte sur la nécessité de sortir rapidement des énergies fossiles.
Il y a urgence car l’agence de météorologie de l’ONU signale que la probabilité d’avoir une température moyenne supérieure à 1.5°C sur une année au cours des 5 prochaines années (par rapport à l’ère préindustriel) est élevé.
Par ailleurs, les tribunaux et les actionnaires se mobilisent pour forcer les compagnies pétrolières à revoir à la hausse leurs ambitions pour l’atteinte de la neutralité carbone.

Selon de nouvelles prévisions du climat, il est davantage probable que la température soit supérieure de 1,5 °C aux valeurs préindustrielles pendant les cinq prochaines années
Il y a 40% de chance que lors d’une des 5 prochaines années, la température moyenne du globe soit 1.5°C au-dessus de la moyenne de la période préindustrielle (1850-1900). C’est une terrible alerte donnée par la World Meteorological Organization. La température sur les 5 prochaines années évolueraient entre 0.9 et 1.8°C par rapport à l’ère préindustriel. Elle serait néanmoins inférieur à 1.5°C en moyenne sur la période.
Pour rappel, l’accord de Paris visait une température en-dessous de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle mais avec l’objectif d’être le plus proche de 1.5. L’horizon de l’accord est 2100. Cela veut dire que les efforts pour satisfaire cet accord doivent aller bien au-delà de ce qui est constaté jusqu’à présent. L’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050 manque peut être finalement d’ambition.
Pour rappel, selon le rapport sur l’état du climat publié en avril 2021, la température moyenne du globe était 1.2°C au-dessus de la moyenne préindustrielle.
La réunion du G7 du 11 au 13 juin doit discuter de la question du climat en attendant la COP 26 du 1er au 11 novembre prochain à Glasgow.
Si l’on suit le rapport de l’Agence Internationale de l’Energie, il faut progressivement mais rapidement basculer des énergies fossiles aux énergies renouvelables pour respecter la neutralité carbone en 2050. Mais l’AIE est alarmiste quant à la vitesse à laquelle les transformations doivent se mettre en place.

Defeats for Big Oil mark ‘sea change’ in climate battle
Chez Exxon, Shell ou encore Chevron, la période est à l’incertitude car les choix faits pour lutter contre le réchauffement climatique sont considérés comme insuffisant soit par les tribunaux, c’est le cas de Shell, soit par les actionnaires ou des groupes de pression comme pour Exxon et Chevron.
Cela remet en cause les choix qui étaient faits sur les investissements souhaités dans le charbon et le pétrole. Elles doivent s’employer à mettre en œuvre la transition énergétique mais pas selon leurs règles mais selon les règles communes pour qu’effectivement le risque climatique soit maîtrisé. C’est un sacré changement.
C’est une première étape de prise en compte collective des changements profonds à mettre en œuvre au cours des prochaines années pour la neutralité carbone soit respecté. Le changement du rapport de force est majeur et essentiel. Il est en faveur du citoyen pour réduire l’impact des énergies fossiles très rapidement. Ceci est cohérent avec le rapport de l’Agence International de l’Energie.

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