Macroscope : Plus vite, plus haut, plus fort

La devise olympique caractérise à merveille le défi auquel la Banque Centrale Européenne (BCE) est actuellement confrontée.

Plus vite, car il y a urgence à freiner l’activité économique afin d’éviter qu’une surchauffe pérenne des prix finisse par s’auto-alimenter. Plus haut, car, après 10 années de taux faibles voire négatifs, les taux directeurs atteignent des niveaux inexpérimentés depuis plus d’une décennie. Plus fort, enfin, car l’amplitude des hausses annoncées ces derniers mois est inédite en si peu de temps : 50 points de base en juillet, puis 75 lors de la réunion du 8 septembre, soit +1,25% en à peine deux mois, bien au-delà des directives annoncées en juin dernier.

Il faut dire que l’urgence est bien réelle. En août, l’inflation de l’ensemble de la zone euro atteignait 9,1% sur un an. Si certains pays parviennent à limiter la casse en amortissant une partie de la hausse des prix de l’énergie au moyen de mesures budgétaires – c’est notamment le cas de la France (6,5%) ou de l’Allemagne (8,8%) – une majorité de pays affronte une inflation galopante supérieure à 10%, voire au-delà de 20% pour les trois pays Baltes !

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