Un graphique avec des chiffres.

Malgré la résilience affichée, l’activité mondiale devrait encore ralentir

L’économie mondiale s’est légèrement améliorée ces dernières semaines, avec notamment un ralentissement de l’inflation aux Etats-Unis. L’économie mondiale donne l’impression d’avoir en grande partie surmonté un test de résistance en ce qui concerne la croissance à court terme.

Sur le plan énergétique, une nouvelle étape a été franchie dans la crise énergétique européenne avec l’envolée des prix du gaz et de l’électricité. En Europe, le contrat de gaz à échéance décembre vaut 60% de plus que son pic atteint lors du déclenchement de la guerre en Ukraine. Dans ce contexte, les perspectives d’inflation se dégradent en Europe : à un horizon de 2 ou 3 ans, les anticipations progressent d’environ 100 points de base au mois d’août. Les taux d’intérêts européens, bien que plus bas, remontent plus vite qu’aux États-Unis alors que l’euro repasse sous la parité face au dollar, son plus bas historique. Paradoxalement, la généralisation des politiques de bouclier tarifaire entretient l’inflation européenne du fait de la hausse des déficits qu’elle engendre, qui encourage à son tour la faiblesse de l’euro et l’inflation importée. La fragilité de l’Italie à l’approche des élections complique également la tâche de le BCE.

Avec une inflation élevée, un marché de l’emploi robuste, des conditions financières qui baissent lentement mais des indicateurs avancés en chute libre, les banquiers centraux ont réaffirmé leur détermination à monter les taux pour rompre le cycle inflationniste. La Fed comme la BCE en font une priorité absolue, même si cela doit s’accompagner d’une récession, qui est jugée moins préoccupante qu’un risque d’hyper-inflation. Cette position explique pourquoi les marchés actions ont fortement baissé depuis les annonces de la rencontre de « Jackson Hole », la réunion annuelle estivale des banquiers centraux.

Par ailleurs, l’activité mondiale ralentit comme l’indiquent les indices d’éctivité PMI mondiaux. Aux Etats-Unis, l’indice composite PMI chute à 45, soit son plus bas niveau depuis 2009, si l’on exclut la période Covid. En Europe, en Australie et au Japon, la situation est similaire avec des indices en dessous de 50, impliquant une future contraction de l’économie.

En Chine, l’économie tourne encore au ralenti, conséquence des confinements à répétition et du secteur immobilier en crise. Le consommateur reste méfiant en dépit des mesures de soutien telles que la baisse récente des taux d’emprunt sur le marché monétaire et hypothécaire. Néanmoins, la volonté politique est si forte que les prochaines mesures de soutien devraient favoriser un rebond des actions chinoises.

Dans cet environnement, nous allégeons les actions, tout en favorisant la Chine au détriment des autres zones géographiques, notamment l’Europe. Nous restons également prudents sur la duration obligataire, avec une préférence pour les obligations courtes américaines.

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