Stress | Les actualités économiques et financières

“Ne vous inquiétez pas, ça ira…” par Igor de Maack

IRA : pour les plus anciens, cet acronyme rappelle les souvenirs de la branche armée du parti indépendantiste nord-irlandais (le Sinn Fein). Mais c’est aujourd’hui tout autre chose…

L’IRA (Inflation Reduction Act) constitue un ensemble de mesures concernant le climat et la santé prises par l’Administration Biden pour freiner l’inflation aux États-Unis en incitant les entreprises à produire sur le sol américain.

La découverte par les milieux financiers (et les dirigeants politiques) de ces mesures coïncide avec le renchérissement du coût de l’énergie pour les usines européennes. Les industriels du Vieux Continent sont forts inquiets.

Prenons l’exemple de la voiture électrique : après avoir donné des subventions aux consommateurs européens pour acheter des voitures électriques (notamment des Tesla), les constructeurs automobiles européens se voient désormais pénalisés car Tesla recevra des subventions aux États-Unis par rapport aux véhicules électriques fabriqués en Europe puis exportés Outre-Atlantique.

La délocalisation et la désindustrialisation de l’Europe représentent les dangers structurels pour la potentialité des économies européennes qui souffrent déjà de l’hégémonie américaine et de la montée en puissance des nations non alignées et/ou détentrices de matières premières (Russie, Chine, Inde…).

Évidemment, le but de cette épître n’est pas d’alimenter les peurs des épargnants mais bien d’identifier les risques à court et moyen terme. Le moyen terme c’est bien la capacité́ de l’Europe à protéger ses capacités de production, son innovation et son système monétaire. Le risque court terme sera, pour les marchés financiers, la poursuite de la traversée du désert inflationniste et la recherche d’une voie pacifique au conflit en Ukraine.

Des notes d’espoir peuvent toutefois être signalées : la bonne résistance de la croissance, l’accalmie sur les taux d’intérêt et la stabilisation du cours euro/dollar autour de 1,05. Cela milite toujours pour essayer d’identifier des bonnes cibles sur les marchés actions internationaux en combinant la gestion de la trésorerie et des produits structurés adaptés.

En dépit des difficultés rencontrées en 2022 pour engendrer de la performance, VITALEPARGNE s’est efforcé de vous accompagner au mieux. Tout le Groupe VITALEPARGNE vous souhaite une nouvelle année pleine de joie, de paix et de prospérité.

La valeur du mois • SPIE

La société spécialisée dans l’ingénierie électrique et le facility management continue de prouver la justesse de son modèle : hausse du chiffre d’affaires de 16,4%, marge opérationnelle qui augmente à 6,6% (+20 pb) et relèvement des objectifs de croissance organique.

Cela en fait un candidat naturel dans un portefeuille actions.

Le mot de la fin

En ces périodes de libations alcoolisées et de mets fins pour les fêtes de fin d’année, rappelons- nous que Louis Pasteur, sollicité par Napoléon III, découvrit la fameuse « pasteurisation » qui a révolutionné le monde alimentaire.

Non pas sur le lait mais sur les vins français qui tournaient lors de leur exportation vers l’Angleterre.

Retrouvez le précédent numéro de décembre ” LES MARCHÉS FINANCIERS EN 3 D ” La Plume par Igor DE MAACK.

Rédacteur : Igor DE MAACK  • Presse : Stevens Lefort – slefort@vitalepargne.com

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