Les marchés financiers ont, à notre avis, une vision trop sophistiquée du comportement des Banques Centrales. Ils pensent qu’elles ont de multiples objectifs, qu’elles hésitent à freiner la croissance et à faire remonter le chômage, qu’elles veulent soutenir l’investissement, particulièrement dans la transition énergétique, qu’elles veulent permettre des politiques budgétaires expansionnistes.
Mais la réalité n’est-elle pas que les Banques Centrales, une fois qu’elles sont convaincues de la réalité de l’inflation, n’ont plus qu’un objectif simple : ramener l’inflation au niveau de l’objectif d’inflation dans un délai raisonnable ?
Cela implique une hausse des taux d’intérêt des Banques Centrales plus importante nettement que ce qui est anticipé, particulièrement dans la zone euro et au Royaume-Uni.
Il faut aussi tenir compte de ce que ramener l’inflation à 2 % met du temps, et donc n’est pas compatible non plus avec un retournement rapide à la baisse des taux d’intérêt après leur hausse initiale, ce qu’anticipent aussi les marchés financiers.
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