Chine | La revue de presse économique et financière

“Quand le Ying et le Yang font le yoyo” par Igor DE MAACK

Agence SAND

Ces deux concepts fondamentaux de l’analyse chinoise des phénomènes naturels de la vie et du cosmos sont censés apporter la complémentarité et l’équilibre entre les contraires (Terre/Ciel, Hiver/Eté mais aussi…Capitalisme/Communisme, Liberté/Collectivisme…).

Or, depuis les déclarations de Xi Jinping et surtout les déboires financiers du deuxième plus grand promoteur immobilier du pays (Evergrande), la Chine provoque des ondes de baisse sur les marchés actions en yoyo, particulièrement sur les marchés européens. Ainsi, le CAC 40 n’arrive plus à rejoindre son point haut de 6 900 points atteint mi-août.

Les marchés boursiers ont toutefois du mal à baisser car dès qu’une baisse marquée survient, les jours suivants sont utilisés par les investisseurs pour repondérer le risque actions dans leur portefeuille. Par ailleurs, les introductions en bourse se multiplient avec des succès de performance : UMG + 30% et Antin Partners + 24%. L’engouement des investisseurs pour les nouvelles histoires est compréhensible surtout dans le domaine de la musique et des infrastructures.

D’autre part, les résultats des élections allemandes ont rassuré les deux parties historiques (SPD et CDU-CSU se partageant le pouvoir pour créer une nouvelle coalition même si les discussions risquent d’être âpres pour désigner le Chancelier). On remarquera au passage le freinage de la progression des extrêmes, un phénomène qui pourrait se propager dans le reste de l’Europe et qui avait été d’ailleurs constaté lors des récentes élections régionales en France.

L’année est déjà bien avancée, les performances globales sont plutôt satisfaisantes et les grands thèmes de la prochaine période boursière commencent à se mettre en place : ralentissement de la Chine, baisse du rythme de croissance macroéconomique mondiale, poussées inflationnistes, poursuite de la gestion de la crise sanitaire, investissements massifs dans le numérique et dans les infrastructures et risque de restrictions monétaires.

Cette liste ne doit pas forcément nourrir d’angoisse l’investisseur, qui devra nécessairement recalibrer son appréciation du risque (comparaison entre les prix des actifs et les valorisations intrinsèques).

Gageons que cette période soit plutôt une respiration plus qu’un atterrissage forcé. Il faudra toutefois être vigilant ces prochains mois sur la prise de risque. Une fois encore, ce sont les résultats publiés et les dividendes distribués qui doivent servir de guides à l’investisseur en bourse.

La valeur du mois • FAURECIA

Malgré les difficultés d’approvisionnement sur les équipements automobiles et la révision des objectifs annuels (marge opérationnelle comprise entre 6% et 6,2% vs 7% précédemment), le cours de Faurecia a bondi de 11% en quelques jours en raison de la bonne résilience du cashflow opérationnel.

Les niveaux de valorisation de la société sont, de plus, attractifs (PE 2022 de 8x et VE/EBE de 3,4x).

Le mot de la fin

Sorare, société Fantasy Football qui édite des cartes de football NFT (Non Fongible Token), vient de lever 680 M$ auprès d’investisseurs. La société se trouve à la croisée de trois marchés : les NFT, les cartes à collectionner et les jeux de fantasy sport.

Signe de cette nouvelle vague et de cette nouvelle démesure, le record d’une carte NFT a été établi par celle de Cristiano Ronaldo pour une valeur de 290 K$ (150 Ethereum).

La Plume VITALÉPARGNE par Igor DE MAACK – octobre 2021

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