Quatre raisons d’être à l’achat sur les actions du secteur de l’énergie

Le récent rapport sur le chômage a semé la confusion sur les marchés cette semaine. L’anticipation et les réactions face aux rapports sur l’inflation des consommateurs et des grossistes ont également joué un rôle. Toutefois, l’élément le plus marquant a été la forte volatilité dans le secteur de l’énergie. La combinaison de la fluctuation des prix de l’énergie et de la sous-performance de certaines valeurs énergétiques en 2023 soulève la question : “Est-ce que le secteur de l’énergie reste attractif ?” Ma réponse est affirmative. Je suis depuis longtemps favorable aux actions dans les domaines du pétrole brut et du gaz naturel, malgré le ralentissement observé l’année passée.

À l’heure actuelle, plusieurs éléments devraient entraîner une hausse des prix de l’énergie dans les semaines et les mois à venir, en particulier après le mois de février, lorsque la demande saisonnière reprendra : 

1. Conditions météorologiques hivernales rigoureuses : Les actions liées au gaz naturel profitent de conditions hivernales difficiles. Les États-Unis ont connu des tempêtes de neige et des conditions extrêmes, tout comme l’Europe, où les températures glaciales sont attendues. Dans le sillage du climat hivernal et des températures extrêmement froides, les prix du gaz naturel ont bondi au cours de la semaine dernière. Les livraisons de février ont augmenté de 13,4 % pour atteindre 3,378 dollars par million d’unités thermiques britanniques (MMBtu), le niveau le plus élevé en deux mois.

2. Diminution des stocks de pétrole : Malgré la volatilité hebdomadaire, les prix du pétrole devraient augmenter avec la diminution des stocks et l’augmentation de la demande au printemps. L’Agence d’Information sur l’Énergie a récemment indiqué que les stocks de pétrole brut avaient diminué de 5,5 millions, 6,9 millions, 7,1 millions et 5,2 millions de barils au cours des quatre dernières semaines.

3. Tensions au Moyen-Orient : L’escalade des tensions dans cette région peut perturber le commerce et alimenter l’inflation, influençant ainsi les prix de l’énergie. Des incidents récents impliquant des navires de guerre britanniques et américains attaqués par des rebelles houthis au Yémen ont conduit à une réorientation des routes maritimes, impactant les coûts du gaz naturel liquéfié et des marchandises transportées par conteneurs. Par ailleurs, la fermeture du plus grand champ pétrolier de Libye, produisant 300 000 barils par jour, en raison de protestations, a également influé sur les prix. En décembre, l’Inde a vu ses importations de pétrole brut russe chuter en raison des sanctions renforcées et de difficultés de paiement. En Russie, le risque de gel et de rupture de l’oléoduc reliant le pays à l’Arctique pose un risque supplémentaire. En cas de rupture de cet oléoduc durant l’hiver, une grande quantité de pétrole pourrait disparaître du marché, entraînant potentiellement une hausse des prix du pétrole brut jusqu’à 100 dollars le baril.

4. Saison des bénéfices du quatrième trimestre : Le secteur de l’énergie, bien que saisonnier, devrait enregistrer des bénéfices positifs dans les prochains trimestres, surpassant d’autres secteurs. 

En conclusion, ces quatre catalyseurs sont susceptibles de stimuler les actions du secteur de l’énergie. C’est pourquoi je recommande vivement les meilleures actions de ce secteur. Elles offrent un potentiel de croissance pour votre portefeuille, tout en le protégeant en cas de retournement de marché.

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