Quels placements financiers pour faire face à l’inflation ?

Les grandes banques centrales ont un objectif d’inflation de 2%. Les événements récents à savoir la pandémie, les goulots d’étranglement au sortir de pandémie et bien évidemment aujourd’hui le conflit en Ukraine ont des effets inflationnistes forts. L’inflation dépasse ainsi les 5% que ce soit aux États-Unis, en Europe ou en Angleterre.

Dans ce scénario, l’investisseur s’interroge sur comment protéger son portefeuille. Malgré l’augmentation du taux du livret A à 1%, les performances du fonds euro qui atteignent les 2%. Ces placements traditionnels restent inférieurs à l’inflation.

L’inflation est une arme de destruction massive de l’épargne. C’est ce que l’on peut appeler parallèlement un coût ou un coup indolore sur le capital.

Une inflation de 1 ou 2% a peu d’impact sur le champ de vision de l’investisseur à long terme qui possède des placements risqués. Cependant, une inflation, sur les valeurs actuelles 5, 6, 7 voire 8% aux États-Unis, occasionne une perte ou un manque à gagner, selon le point de vue, chaque année sur un capital. La grande question qui se pose est « combien de temps cela va durer ? ». Nous sortons seulement de 30 années de désinflation au travers de deux chocs, non inédits, exceptionnels. La pandémie est une nouveauté par son ampleur mais les grippes et sars sont depuis plusieurs décennies dans les économies et dans l’humanité. Concernant le conflit Ukrainien, ce n’est pas le premier conflit qui engendre un choc pétrolier.

Dans l’investissement financier l’une des règles de base implique que plus les rendements sont élevés plus les risques sont élevés. La grande difficulté actuellement est que les taux, longs comme courts, n’incluent pas cette prime d’inflation. Dans cette période, il faut chercher des mécanismes d’investissement qui sont naturellement et juridiquement indexés à l’inflation.

Cela comprend des actifs immobiliers physiques, quand vous êtes propriétaire, le loyer est indexé sur l’IRL. Sur les marchés cotés, les obligations indexées inflation qui sont généralement des obligations souveraines, des OAT, des OATI. Ce ne sont pas forcément des placements accessibles à tout le monde, d’où la méconnaissance parfois de certains épargnants sur ces obligations. Aujourd’hui, il s’agit de l’actif profond qui réplique le mieux l’inflation est le marché actions. La limite réside dans la capacité des entreprises, qui produisent des profits nominaux, a intégré cette inflation dans la sphère de prix. En effet, une inflation supérieure à 4 est plus difficilement absorbable.

Pour les actions, il faut se diriger vers les entreprises qui bénéficient d’une dynamique de prix plus favorable. Notamment, les entreprises de matières premières comme celles qui exploitent les matières minières : phosphates, engrais aux États-Unis et Canada, etc…

Pour les obligations, des fonds qui investissent sur cette thématique sont disponibles, par exemple chez AXA ou chez CPR. Ces OPCVM obligataires rassemblent des souches obligataires qui sont indexées. C’est également possible au travers d’ETF LYXOR ou BLACKROCK. Ces produits sont liquides quotidiennement.

Retrouvez les interventions d’Igor DE MAACK et du cabinet de conseil en gestion de patrimoine Vitalépargne chaque mois sur le média B Smart.

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