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Rapport GIEC 2022 : certains effets du changement climatique sont d’ores et déjà irréversibles

Le GIEC a publié ce lundi 28 février la deuxième partie de son 6ème rapport qui évalue les impacts, l’adaptation et la vulnérabilité de nos sociétés face au changement climatique. Ce rapport fait d’abord un constat d’échec.

EN SYNTHÈSE

Pour la première fois, l’irréversibilité des impacts négatifs du changement climatique est reconnue publiquement : les 195 gouvernements membres du Giec se sont accordés pour reconnaître que « le changement climatique induit par l’humain, y compris des événements extrêmes plus fréquents et plus intenses, a causé des impacts négatifs généralisés et des pertes et dommages connexes sur la nature et les personnes ».

Le GIEC estime que seuls 15% des terres, 21% des eaux douces et 8% des océans sont protégés des effets du changement climatique. Les pays fragiles pourraient perdre jusqu’à 80% de leur PIB d’ici 2050 et près de 500 millions de personnes pourraient être menacées par des aléas climatiques côtiers.

Si certains impacts liés au réchauffement climatique sont inévitables, ils peuvent être modérés en mettant en place des mesures d’adaptation de façon immédiate. Pour cela, le rapport insiste sur l’interdépendance entre la vulnérabilité des sociétés humaines et des écosystèmes. Ainsi, mettre en place des solutions d’adaptation pour l’homme passe nécessairement par des mesures de protection et de restauration de la biodiversité.

Enfin, investir dans l’adaptation dès maintenant permettra d’investir moins à l’avenir. A ce jour, l’adaptation ne représente que 5% des flux financiers alloués au climat (30Mds USD). Si, 170 pays s’engagent aujourd’hui à appliquer les adaptations dans leurs politiques, cela reste insuffisant, et la plupart des mesures d’adaptation prises sont « fragmentées, à petite échelle, progressives, spécifiques à un secteur, pensées pour répondre aux conséquences actuelles ou aux risques à court terme ». Pour le GIEC, il est nécessaire de mettre en place des solutions « intégrées, multisectorielles, qui traitent aussi les inégalités sociales »

L’URGENCE D’AGIR AU COEUR DES DÉBATS

UN RAPPORT EN 3 VOLETS

La deuxième partie de son 6ème rapport a été publiée ce lundi 28 février et elle évalue les impacts, l’adaptation et la vulnérabilité de nos sociétés face au changement climatique. Consultez le rapport de février 2022

Elle fait suite à la première partie publiée en août 2021, qui a analysé les aspects scientifiques du système climatique et de son évolution. Les conclusions de ce premier volet étaient déjà sévères, confirmant que la concentration trop élevée de CO2 dans l’atmosphère est imputable aux activités humaines et considérant que l’objectif d’un réchauffement de 1,5 degré est déjà presque hors de portée. Consultez ici le rapport d’août 2021

Ce deuxième rapport sera suivi en avril 2022 du troisième et dernier volet du sixième rapport d’évaluation, qui portera sur les solutions pour atténuer le changement climatique, et enfin, une synthèse des trois rapports est prévue en septembre 2022. Retrouvez les prochains rapports sur le site de l’IPCC.

UN CONSTAT D’ÉCHEC

Le changement climatique a déjà causé des pertes et des dommages irréversibles sur la nature et l’homme, et l’étendue et l’ampleur des impacts sont plus importantes que ceux estimés lors des évaluations précédentes du GIEC. L’augmentation des phénomènes météorologiques et climatiques prévue va entraîner des impacts qui risquent de dépasser notre capacité d’adaptation.

L’augmentation de la mortalité humaine, des êtres vivants et de la végétation est 15 fois supérieure à celle d’il y a 10 ans et près de la moitié de la population mondiale vit dans le contexte de vulnérabilité élevée, avec l’apparition de nouvelles maladies infectieuses, une augmentation de la malnutrition, et des déplacements de population dus aux inondations, sécheresse, insécurité alimentaire et incendies. L’augmentation des températures et des événements extrêmes a également des conséquences sur la santé mentale. Enfin, la vulnérabilité croissante de certaines populations augmente le risque de conflits.

De la même manière que les impacts sur les sociétés humaines, les impacts sur la biodiversité sont déjà visibles et entre 3% à 14% d’espèces risquent de disparaître, même en limitant le niveau de réchauffement à 1,5°C ; cela concernerait 29% des espèces pour une augmentation de 3°C.
Si le rapport précise que l’ampleur des impacts du changement climatique peut être très différent selon les zones de la Planète, le GIEC estime que seuls 15% des terres, 21% des eaux douces et 8% des océans sont protégés de ces effets. Les pays fragiles pourraient perdre jusqu’à 80% de leur PIB d’ici 2050 et près de 500 millions de personnes pourraient être menacées par des aléas climatiques côtiers.

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