Short selling is good

La vente à découvert, ou « short selling », souffre d’une mauvaise image aux yeux du grand public, accusée de favoriser la chute des marchés, et étant seulement motivée par la cupidité. Mais la réalité est toute autre.

Mise en lumière aux yeux du grand public de façon brillante par le film «The Big Short », la vente découvert permet de vendre des titres que l’on ne possède pas pour les racheter à un cours inférieur en espérant réaliser une plus-value. Si les cours continuent de grimper, le « shorteur » subit une moins-value qui peut être très conséquente.

Pourquoi la vente à découvert est utile ? Le Financial Times a publié ce week-end un excellent article de synthèse qui récapitule les points essentiels

D’abord parce qu’elle permet de faciliter la découverte des prix. La découverte des prix est une fonction essentielle des marchés car elle permet de déterminer la juste valeur d’un actif, et ce mécanisme se produit notamment grâce aux prises de positions de différents acteurs de marché, acheteurs ou vendeurs. La découverte des prix se fait via les acteurs de marchés, la profondeur de marché, les flux d’ordres ainsi que la volatilité et les volumes.

Sachant que le vendeur à découvert s’expose à des pertes potentiellement considérables, ses trades sont souvent associés à un volume de recherche très important en amont de l’opération. Si l’analyse du « short seller » sur un actif surévalué est bonne, elle permet de faire pression à la baisse sur des cours surévalués pour les ramener à une valeur plus juste (la « fair value »).

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