Soft landing : Le cahier des charges est presque rempli

Quelles sont les conditions pour un atterrissage en douceur de l’économie américaine ? Il faut que l’inflation se rapproche de 2%. C’est le cas. La désinflation est bien amorcée. Toutes les principales mesures de l’inflation se situent entre 3% et 4%. Il faut un rééquilibrage du marché de l’emploi. C’est aussi le cas. Les créations d’emplois ralentissent et reviennent à un rythme plus normal (autour de 200 000 par mois). Il faut également mettre fin au durcissement monétaire sans que cela n’aboutisse à une déstabilisation du système financier. C’est plus délicat. Les déboires des banques régionales américaines ne sont pas terminés, comme le montre l’effondrement de la NY Community Bank en bourse la semaine passée. Mais, dans l’ensemble, il faut reconnaître que la Réserve Fédérale, aidée en grande partie par un déficit budgétaire américain inhabituellement élevé, a fait le job.

Reste maintenant à savoir quand la première baisse des taux aura lieu. Jerome Powell a clairement exclu l’hypothèse d’une baisse en mars prochain. Le marché monétaire considère que ce sera en mai ou en juin. Si la prévision de croissance 2024 pour l’économie américaine continue d’être révisée à la hausse par les analystes, actuellement à 1,5%, il n’est pas exclu que la première baisse soit plus tardive, par exemple au deuxième semestre.

Perspectives

La saison des résultats continue d’être le point d’attention majeur. Selon les données Refinitiv/Reuters, 35% des entreprises du S&P 500 ont déjà publié leurs résultats. Même s’il y a eu des déceptions, le marché a plutôt bien accueilli les annonces de chiffres d’affaires et de bénéfices par action. Les entreprises qui ont déjà publié enregistrent une performance boursière agrégée de 4,5% sur un mois. C’est mieux que le S&P 500 qui est en hausse de 1,6% sur la même période. 

Outre la poursuite de la saison des résultats, il faudra aussi compter avec l’élection présidentielle américaine. Le 8 février, la Cour suprême des États-Unis va examiner si les États américains peuvent disqualifier Donald Trump du scrutin présidentiel.

Tout est possible.

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