Philippe Waechter

Trois remarques sur la fin de l’abondance

Le président Macron a parlé de bouleversements et de fin de la période d’abondance. Ce propos n’est pas nouveau dans la réflexions des intellectuels, en revanche c’est une incise nouvelle dans le discours politique pour une personne ayant le pouvoir. 3 réflexions sur ce thème.

Le président Macron a suggéré, dans son introduction au conseil des ministres du 24 août, que nous serions soumis à de grands bouleversements, à une rupture qui marquerait la fin de
l’abondance. Le propos prend à revers le modèle de développement qui s’est installé avec la révolution industrielle et qui est sans rival dans la période d’après la seconde guerre mondiale. Depuis 1950, en France mais aussi dans tous les autres pays développé, le bien-être, mesuré par le revenu par habitant n’a jamais autant progressé. Le caractère particulier des 70 dernières années est la durée du processus. (On aurait pu aussi prendre des données sur la santé pour illustrer ce phénomène)

Jusqu’au 19ème siècle, le cycle économique était très dépendant des conditions climatique (lire Jevons pour ceux qui ne sont pas convaincus). Deux ou trois années de climat médiocre conduisaient à de mauvaises récoltes et une chute brutale des revenus. La période d’après guerre a fait disparaître cette dépendance. C’est une sécurité économique pour le plus grand nombre. En outre, la politique économique active permet de limiter le risque collectif comme on a pu le voir pendant la pandémie.

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