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Analyse de marchés : Turbulences réglementaires en Chine

• La Chine renforce sa régulation dans de nombreux secteurs
• La Fed maintient sa politique monétaire accommodante
• Le FMI conserve sa prévision de croissance mondiale à 6% pour cette année

Les bonnes publications de résultats en Europe et aux Etats-Unis, mais aussi la régulation en Chine, ont été au centre de l’actualité économique cette semaine.

La Chine renforce sa régulation dans de nombreux secteurs afin de rendre du pouvoir d’achat aux classes moyennes, de s’attaquer au pouvoir croissant du secteur privé et de lutter contre le risque de bulles. Ces annonces ont provoqué une correction significative des indices chinois avec une baisse de 8,2% en seulement 3 jours. Les autorités chinoises sont intervenues par l’intermédiaire de plusieurs banques chinoises, leur demandant de restaurer une certaine stabilité sur les marchés financiers, et la PBOC (Banque centrale de Chine) a procédé à des injections de liquidités.

Malgré une inflation qui augmente aux Etats-Unis, toujours jugée transitoire, la Fed a maintenu sa politique monétaire accommodante, laissant comprendre toutefois que la réduction du caractère accommodant de sa politique monétaire approche. Les discussions concernant un « Tapering » devraient avoir lieu lors des prochaines réunions laissant entendre que les chances d’un événement à Jackson Hole sont faibles.

Sur le front de l’épidémie, si la tendance de la vaccination et des contaminations ne s’inverse pas, des contraintes sanitaires pourraient faire leur retour a annoncé Joe Biden jeudi soir, ce qui pourrait peser sur l’activité et sur le marché de l’emploi. Concernant les nouvelles enveloppes de relance prévu par l’état américain, une première étape importante a été validée cette semaine avec un large soutien républicain concernant l’accord bipartisan en infrastructures. Les débats débutent au Sénat et un accord semble proche.

Du point de vue de la croissance, le FMI a maintenu sa prévision de croissance mondiale à 6% pour cette année en indiquant un écart croissant entre les pays développés et les pays émergents en raison de l’inégalité d’accès aux vaccins. Aux Etats-Unis, le PIB réel américain a augmenté sensiblement moins que prévu au deuxième trimestre, en raison d’une inflation plus élevée que prévue et de fortes dépenses publiques. En revanche, les dépenses de consommation ont été plus fortes que prévu et la demande intérieure privée sous-jacente semble encore solide.

Dans ce contexte, l’attentisme reste de mise sur les marchés car les valorisations sont élevées et les problèmes des chaines d’approvisionnements persistent. Nous maintenons notre position de neutralité sur les actifs risqués, en dégradant notre score sur les actions chinoises à la neutralité face aux mesures de régulation qui pourraient s’étendre à de nouveaux secteurs de l’économie.

ACTIONS EUROPÉENNES

Portés par la salve de très bons résultats trimestriels, les marchés actions européens retrouvent leurs points hauts historiques. Les sociétés continuent de profiter d’une reprise économique rapide dont les effets sont amplifiés par les efforts de restructuration des derniers mois et ayant permis d’abaisser sensiblement leurs points morts. Les performances boursières restent très liées à la capacité à publier des chiffres bien au-dessus des attentes, et surtout aux messages véhiculés sur les perspectives.

Les acteurs du luxe ont fait état de chiffres en forte hausse, LVMH et Kering dépassant les prévisions dans presque toutes les divisions. Les groupes sont confiants dans leur capacité à augmenter à la fois les ventes et la rentabilité au S2. Dans la santé, Sanofi revoit à la hausse ses perspectives 2021 après un deuxième trimestre dynamique, dopé par le Dupixent et les vaccins (hors Covid). Grâce à l’effet des plans d’économies et d’une hausse des livraisons d’avions, Airbus a généré au premier semestre un bénéfice opérationnel de 2,7 milliards d’euros. Nestlé se montre également optimiste et relève ses objectifs annuels, face à une bonne dynamique dans toutes les zones géographiques, et surtout dans les canaux hors domicile, signe de la normalisation de l’activité économique. Pour Danone, les coûts des intrants et le mix de catégories ont impacté les marges du 1er semestre mais la société a réussi à le compenser avec des gains de productivité et de la premiumisation. La société prévoit de racheter pour 800 millions d’euros d’actions au second semestre. La hausse des retours à l’actionnaire est d’ailleurs à souligner. Les groupes pétroliers Shell et TotalEnergies ont ainsi profité de la hausse du baril de 87,5% en un an et de la reprise économique, pour annoncer des bénéfices en forte hausse et des programmes de rachat d’actions. ArcelorMittal en a fait de même.

Le sujet du prix des approvisionnements s’impose de plus en plus comme un critère de différenciation entre les entreprises. Le groupe d’emballage Smurfit Kappa fait état de pressions inflationnistes persistantes sur ce front et a augmenté ses prix de 5% sur le dernier trimestre. Reckitt Benckiser a de son côté déçu avec des ventes qui ressortent légèrement en-dessous des attentes, mais surtout en mentionnant une augmentation du coût des intrants que la société ne parvient pas à repasser au rythme voulu par les clients finaux.

ACTIONS AMÉRICAINES

La semaine est marquée par les publications de résultats, généralement plutôt bonnes. En revanche les réactions des marchés sont très timides. La confiance des consommateurs américains s’est améliorée pour un sixième mois consécutif en juillet pour atteindre un nouveau sommet pandémique, les Américains devenant plus optimistes quant aux conditions actuelles des affaires et du marché du travail.

La forte trajectoire des commandes de biens durables depuis le printemps 2020 se modère. Cependant, le niveau des commandes de biens d’équipement de base dépassant les expéditions sur cette période témoigne de l’existence d’importants arriérés. L’élan positif des dépenses d’équipement au 2eme trimestre persistera au 3eme trimestre.

La banque centrale a sans surprise laissé sa politique monétaire inchangée et s’est engagée à maintenir un soutien important pour garantir la reprise de l’économie. Elle a confirmé qu’elle était prête à réduire son programme de rachat d’actifs si l’économie continuait de se renforcer. Aucun détail sur le calendrier n’a été fourni. Lors de la conférence de presse, Jerome Powell indiquait qu’il faudrait encore beaucoup de temps avant que les conditions soient réunies pour débuter le « tapering ».

Semaine de résultats importantes pour les actions américaines avec les publications des GAFAs. Apple a connu un très bon troisième trimestre grâce à une forte demande dans tous ses secteurs d’activité, la plus forte hausse provenant de l’iPhone. En revanche, ses prévisions prudentes pour le 4eme trimestre l’ont placé en baisse de 3%, à cause des problèmes d’approvisionnements en semi-conducteurs plus importants pour l’iPhone et l’iPad. Microsoft reculait pour sa part de 2,6% malgré des résultats meilleurs que prévu : un trimestre solide avec le taux de croissance le plus élevé depuis six ans, le cloud commercial ayant connu une croissance de 31 %. Les prévisions pour le premier trimestre sont bonnes, mais la pénurie de puces à un certain impact. A l’inverse, Alphabet progressait de 3% suite à des résultats supérieurs aux attentes, soutenus par une forte croissance des dépenses publicitaires, ainsi que par de très bons résultats dans Search, Cloud & YouTube. Les actions de Facebook ont chuté de 3,5 %, leur plus forte baisse en plus de deux mois, après que le géant des médias sociaux a adopté un ton prudent dans ses perspectives, mettant en garde contre les vents contraires résultant des nouvelles règles de ciblage publicitaire d’Apple. Amazon perdait 7,4% en pre-market sur un deuxième trimestre légèrement plus faible, les magasins en ligne étant à l’origine de l’essentiel de la baisse, tandis que AWS et la publicité ont été meilleurs. La direction a annoncé une baisse de la croissance au 3eme trimestre en raison de comparaisons difficiles avec l’année précédente et d’une plus grande mobilité.

Chez Tesla, les véhicules électriques ont permis d’améliorer les marges et le bénéfice net de 1 milliard de dollars au deuxième trimestre. Les ventes de voitures d’occasion ont également dopé les résultats. Universal Health a dépassé les attentes au 2eme trimestre et relève ses prévisions pour l’exercice 2021. Workday a connu sa plus forte baisse en plus de deux mois suite à la publication d’une information annonçant qu’Amazon.com avait cessé d’utiliser son logiciel de gestion des ressources humaines. PayPal reculait de 8,5% suite à des résultats inférieurs au consensus et des prévisions décevantes. A l’inverse, Qualcomm progressait de 3,5% bénéficiant de la forte demande des consommateurs pour les smartphones 5G.

ACTIONS JAPONAISES

Les actions japonaises ont rebondi cette semaine. Le Nikkei 225 et le TOPIX ont progressé de respectivement 1,44% et 2,04%. Le marché a été stimulé par les actions américaines lors de la période de congés au Japon la semaine passée, mais également par la publication de résultats trimestriels positifs ainsi que par les révisions à la hausse. Toutefois, le marché a été pénalisé par les restrictions qui s’appliquent toujours aux activités économiques à l’occasion des Jeux olympiques et par l’augmentation du nombre de cas de Covid-19. Par ailleurs, la cote de popularité de l’administration du Premier ministre Yoshihide Suga a atteint son plus bas niveau depuis son entrée en fonction. Les investisseurs sont conscients du fait qu’un remaniement n’est plus à écarter désormais.

Le secteur du fer et de l’acier a progressé de 6,50%, tandis que les métaux non ferreux (5,89%) ainsi que le textile et l’habillement (4,92%) se sont également inscrits en hausse.

Les secteurs cycliques qui avaient sous-performé dans une certaine mesure se sont appréciés durant la semaine. À l’inverse, les autres branches de l’industrie manufacturière, l’électricité et le gaz ainsi que la communication se sont repliés de 0,66%, 0,32% et 0,32% respectivement.

Nissan Motor a gagné 15,02% alors que la direction prévoit désormais un exercice 2021 rentable. Sumitomo Metal Mining a progressé de 9,01% dans le sillage de la hausse du prix du cuivre. En revanche, Canon a cédé 7,64% en raison de prises de bénéfices. SoftBank Group a reculé de 2,21% et a enregistré un plus bas depuis le début de l’année du fait d’inquiétudes à l’égard du marché chinois.

Les Jeux olympiques de Tokyo ont commencé sans la présence de spectateurs, alors que le nombre de nouveaux cas de Covid-19 ne cesse d’atteindre de nouveaux sommets chaque jour. Le gouvernement a annoncé la prolongation de l’état d’urgence jusqu’à la fin du mois d’août, tout en élargissant les zones métropolitaines concernées. S’agissant de la vaccination, les autorités ont décidé d’utiliser le vaccin d’AstraZeneca pour les personnes âgées de plus de 40 ans. Le gouvernement était jusque là réticent quant à son utilisation en raison du risque de formation de caillots sanguins.

MARCHÉS EMERGENTS

L’indice MSCI Emerging Markets a reculé cette semaine (-1,21%, cours de jeudi à la clôture). Les marchés chinois ont fortement rebondi après que le gouvernement a tenu à rassurer les marchés. Ils ont toutefois reculé de 4,53% sur la période, sur fond de craintes grandissantes à l’égard de nouvelles conséquences liées au risque réglementaire, suite à la publication de réglementations plus strictes que prévu à l’encontre du secteur du soutien scolaire. Le Brésil a surperformé les autres régions et s’est inscrit en hausse de 2,84%, tandis que l’Inde a clôturé quasi inchangée, en baisse de 0,05%.

En Chine, la version finale de la directive « Double réduction » a été publiée avec des règles particulièrement strictes que devra suivre l’ensemble du segment du soutien scolaire concernant l’éducation obligatoire : les entreprises proposant de tels services de soutien deviendront des organismes à but non lucratif et ne pourront plus mener d’activités financées par des capitaux. Les investisseurs étrangers ne peuvent plus contrôler ou détenir de parts dans des entreprises de soutien scolaire par le biais de VIE (Variable Interest Entities). Par ailleurs, les autorités ont également annoncé de nouvelles règles visant à améliorer les conditions de travail dans le secteur de la livraison de plats cuisinés. La Commission chinoise de réglementation des valeurs mobilières est intervenue pour freiner la chute du marché, tout en rassurant sur la nécessité de la structure des VIE. La Chine a également annoncé des mesures de soutien en faveur de la politique du troisième enfant, notamment des déductions fiscales, le développement de services de garde d’enfants, etc. Le gouvernement local de Panzhihua, dans la province du Sichuan, a décidé d’offrir des subventions aux familles ayant deux ou trois enfants. HelloBike, la société spécialisée dans les services de partage de vélos détenue par Alibaba, a annulé son introduction en bourse aux États-Unis, imitant ainsi Linkdoc et Daojia. China Telecom, l’un des trois groupes de télécommunications contrôlés par l’État, a vu sa demande d’entrée à la bourse de Shanghai acceptée, ce qui lui permettra de lever 8,4 milliards de dollars US, ce qui constituera la plus grande introduction en bourse du pays depuis dix ans.

À Taïwan, MediaTek a rendu compte de résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre 2021, à la faveur d’un taux de pénétration de la 5G plus élevé et de l’augmentation de ses parts de marché sur le segment moyenne gamme. La direction a revu à la hausse ses prévisions de croissance du chiffre d’affaires pour l’exercice 2021 à un niveau supérieur à 45%.

En Corée du Sud, Samsung Electronics a fait part de résultats ayant dépassé les estimations au deuxième trimestre, grâce notamment aux solides bénéfices enregistrés par les activités dédiées aux semi-conducteurs et aux écrans. La direction a mis l’accent sur la solidité de la demande sous-jacente du marché final ainsi que sur la reprise observée dans l’ensemble des divisions.

En Inde, les actions de Zomato se sont envolées de plus de 60% suite à son entrée en bourse et celle-ci fait désormais partie des 50 plus grandes entreprises indiennes. Reliance a publié des résultats inférieurs aux attentes en raison de la baisse de ses ventes au détail, bien que la croissance des segments O2C, O&G et digital ait de nouveau progressé. ICICI Bank a annoncé ses résultats pour le deuxième trimestre de l’exercice 2021, avec une solide performance de ses activités stratégiques grâce à des marges supérieures aux attentes. En revanche, la qualité des actifs de la banque s’est détériorée du fait de la deuxième vague de Covid-19.

Au Brésil, Vale a rendu compte de bénéfices historiques, sous l’effet de la hausse des prix des métaux, mais inférieurs aux estimations en raison d’une augmentation des coûts plus importante que prévu.

En Russie, la banque centrale a relevé son taux d’intérêt directeur de 100 points de base à 6,5%, dans un contexte marqué par les fortes pressions inflationnistes.

DETTES D’ENTREPRISES

CRÉDIT
Cette semaine fut une nouvelle fois marquée par le déluge de publication des entreprises pour les résultats du second trimestre. Les bons résultats des entreprises et le maintien d’une politique monétaire accommodante par la Fed ont porté les marchés. Ainsi, sur la semaine, les indices Main et Crossover se sont resserrés de respectivement 0,3 points de base (pb) et 1,3pb. La semaine fut globalement stable sur les taux, le 10 ans allemand termine la semaine 3pb plus serré tout comme le 10 ans américain qui a atteint 1,27% jeudi soir.

Casino Guichard a publié un chiffre d’affaires en repli de 0,5% au premier semestre à 14,5 milliards €. Le groupe a toutefois amélioré considérablement sa rentabilité avec un résultat opérationnel en hausse de 24% à 444 millions € et un résultat net de -35 millions. Le distributeur a également annoncé avoir finalisé cette semaine la cession de sa coentreprise bancaire Floa, détenue à moitié avec le Crédit Mutuel, pour 258 millions € à BNP Paribas, dans le cadre de son plan de cession de 4,5 milliards €.

Le leader européen de la location de véhicules Europcar Mobility Group a annoncé être parvenu à un accord pour être racheté par un consortium mené par le constructeur automobile allemand Volkswagen. L’offre de ce dernier s’élève à 50 centimes d’euro par action, un prix qui pourra être augmenté de 1 centime par action si cette offre réunit plus de 90% du capital, soit le seuil nécessaire pour déclencher un retrait obligatoire de la cote. L’entreprise revient ainsi sous le giron du constructeur allemand pour 2,9 milliards €, quinze ans après l’avoir vendu au fonds Eurazeo pour la somme de 1,26 milliard €. Notons également l’OPA sur Iliad par Xavier Niel, fondateur et actionnaire majoritaire de la société, dont le prix a été fixé à 182 € par action soit une prime de 61% par rapport au cours de clôture précédent l’annonce. Cette opération intervient quelques mois après le retrait de la cote de son concurrent direct Altice Europe par Patrick Drahi.

Du côté des émetteurs du secteur bancaire, BNP Paribas a délivré une solide publication avec une progression de son résultat net de 26,6% à 2,91 milliards € sur le trimestre alors que le coût du risque a reculé de 43,8% à 813 millions €. En revanche le groupe Credit Suisse continue d’être pénalisé par le dossier Archegos qui a pesé pas moins de 594 millions de CHF ce trimestre entrainant ainsi une chute du résultat net de 78% à 253 millions de CHF. Enfin notons l’avancement des discussions entre UniCredit et l’état italien pour le rachat de 64% du capital de la banque toscane Monte dei Paschi qui avait précédemment bénéficié d’un sauvetage public en 2017.

CONVERTIBLES
La saison des publications de résultats continue d’animer le gisement des obligations convertibles avec une tendance toujours favorable. Le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics a bénéficié d’une conjoncture favorable pour afficher une accélération de ses ventes de 43,4% en 1 an à 2.99 milliards $ (3% supérieur au consensus). La firme a augmenté sa guidance pour la fin de l’exercice avec une visibilité accrue sur son carnet de commande. L’acteur majeur du secteur du luxe LVMH a publié des résultats supérieurs aux attentes au titre du premier semestre, confirmant le regain d’appétit du marché à travers le monde et la réouverture des différentes économies. L’entreprise a ainsi dépassé largement son niveau d’activité précédent la pandémie.

Notons en revanche une légère déception pour la fintech française Worldline qui manque les attentes des analystes en terme de marge opérationnelle et qui n’a pas annoncé de nouvelles concernant une hypothétique cession de son activité de terminaux de paiement héritée de la fusion avec Ingenico.

En Amérique du Nord, le géant canadien du e-commerce Shopify a connu une progression de ses ventes de +7% au second trimestre à 1,12 milliard $ et un résultat net s’élevant à 879,1 million $ grâce notamment à un gain lié à des placements en actions Global E. Enfin, notons le rachat de l’entreprise du secteur de la technologie Medallia par la société de capital investment Thoma Bravo pour 6,4 milliards $, soit une prime de 20% par rapport au cours de bourse précédent l’annonce. Thoma Bravo avait déjà réalisé l’acquisition de l’émetteur d’obligation convertibles Proofpoint en avril dernier pour 12,3 milliards $.

Enfin, il convient de souligner que le marché primaire fait son retour alors que la période des publications de résultat à fin du premier semestre bat son plein. En Europe, la firme helvétique du secteur de la santé Idorsia LTD a émis 600 millions CHF à 2,125% au travers d’une obligation convertible d’échéance août 2028. Les fonds levés dans le cadre de l’opération permettront au laboratoire pharmaceutique bâlois de soutenir les lancements commerciaux de produits sur plusieurs marchés clefs l’an prochain et le développement du portefeuille de traitements en phase avancée. En Asie, Hon Hai Precision Industry a émis une obligations convertible d’échéance 2026 pour un montant de 700 millions $. Hon Hai est un groupe industriel taïwanais spécialisé dans la fabrication de produits électroniques connu également sous le nom de Foxconn Technology, la firme est notamment un fournisseur historique d’Apple pour sa gamme de smartphone.

Achevé de rédiger le 30 juillet 2021

GLOSSAIRE

• Les titres « Investment Grade » désignent des titres obligataires émis par des entreprises dont le risque de défaut de paiement varie de très faible (remboursement presque certain) à modéré. Ils correspondent à une échelle de notation allant de AAA à BBB- (notation Standard&Poor’s).

• Les titres « High Yield » sont des obligations d’entreprises présentant un risque de défaut supérieur aux obligations Investment Grade (ou catégorie investissement) et offrant en contrepartie un coupon plus élevé.

• La dette senior bénéficie de garanties spécifiques. Son remboursement se fait prioritairement par rapport aux autres dettes, dites dettes subordonnées.

• La dette est dite subordonnée lorsque son remboursement dépend du remboursement initial des autres créanciers.

• Tier 2 / Tier 3 : segment de la dette subordonnée.

• La duration correspond à la durée de vie moyenne d’une obligation actualisée de tous les flux (intérêt et capital).

• Le spread désigne l’écart entre le taux de rentabilité actuariel d’une obligation et celui d’un emprunt sans risque de même maturité.

• Les valeurs dites «Value » sont considérées comme sous-évaluées.

• Markit publie l’indice Main iTraxx (125 principales valeurs européennes), le HiVol (30 valeurs à haute volatilité), et le Xover (CrossOver, 40 valeurs liquides et spéculatives), ainsi que des indices pour l’Asie et le Pacifique.

• EBITDA est l’acronyme de Earnings before Interest, Taxes, Depreciation, and Amortization (en français : résultat d’exploitation avant intérêts, impôts et amortissement).
Il mesure donc la création de richesse avant toute charge calculée. Il trouve son équivalent français en l’EBE (Excédent brut d’exploitation).

• Le terme “Quantitative Easing” désigne un type de politique monétaire dit non conventionnel auquel peuvent avoir recours les banques centrales dans des circonstances économiques exceptionnelles.

• Un « stress test » est une techniques destinée à évaluer la résistance d’institutions financières.

• L’indice PMI, pour “Purchasing Manager’s Index” (indice des directeurs des achats), est un indicateur permettant de connaître l’état économique d’un secteur.

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