Trader tenant son téléphone portable devant un écran avec des graphiques de performance.

Un certain soulagement des pressions inflationnistes

Une petite lueur d’espoir est apparue dans la zone euro, les pressions inflationnistes et l’érosion de la confiance des industriels se sont quelque peu atténuées. En novembre, les prix à la consommation de la zone euro ont augmenté de 10,0 %, soit 0,6 point de pourcentage de moins qu’en octobre et moins que prévu par les analystes. Cette évolution peut être le signe d’un retournement de situation et a fait naître sur le marché l’espoir que la Banque centrale européenne maintiendra en décembre son relèvement de taux à 0,50 point de pourcentage.

L’indice PMI composite S&P Global Eurozone, qui mesure le climat des affaires dans le secteur manufacturier, est passé de 47,3 points en octobre à 47,8 points, ce qui est également supérieur aux attentes des analystes. La hausse de l’indice est la conséquence d’une baisse des prix à la production et de l’atténuation des problèmes d’approvisionnement des fournisseurs.

Les chiffres de l’inflation se sont également améliorés aux États-Unis. Le taux d’augmentation des prix à la consommation a continué de baisser et s’est établi à 7,7 % en novembre, soit le quatrième ralentissement consécutif.

Malgré ces bonnes nouvelles, les marchés restent prudents quant à la politique de taux d’intérêt. Les membres les plus hawkish du conseil d’administration de la Fed ont même relevé les niveaux cibles du taux directeur pour les porter entre 5,0 % et 5,25 %. Toutefois, des opinions divergentes sur le resserrement de la politique monétaire ont commencé à émerger des procès-verbaux du Conseil des gouverneurs et des déclarations de ses membres.

Les hausses de taux de la Fed ne devraient plus s’accélérer. Le taux des obligations américaines à deux ans a fluctué entre 4,29 % et 4,88 % en novembre, pour finir à 4,34 %, bien en dessous du niveau de la fin octobre. Le ton plus léger de Jerome Powell, le président de la Fed, a stimulé les marchés obligataires et actions à la fin du mois.

Les marchés actions tentent maintenant de se sortir d’un marché baissier. En novembre, l’indice S&P 500 a progressé de 5,4 % et l’indice Stoxx de 12,4 %.

Plus de complications en Chine

La Chine a de nouveau renforcé les restrictions concernant le Covid-19, les taux d’infection ayant dépassé les niveaux observés au printemps dernier. On craint que le renforcement des restrictions n’entraîne un nouvel affaiblissement de la production et de la demande et un nouveau ralentissement de la chaîne d’approvisionnement. La confiance du secteur manufacturier a chuté à 48 points selon le Caixin China General Manufacturing PMI.

Le mécontentement à l’égard des politiques strictes de Covid-19 a engendré des manifestations spontanées dans tout le pays. Des arrêts de travail ont également eu lieu dans certaines usines de production, les travailleurs protestant contre ces conditions. Par exemple, des émeutes ont éclaté à Foxconn, la plus grande usine de téléphones portables au monde, et les livraisons à Apple ont été perturbées. Les émeutes se sont toutefois calmées vers la fin du mois, et les marchés boursiers chinois ont en fait progressé en novembre. L’indice MSCI China a augmenté de 20,8 % par rapport à la fin du mois précédent.

L’incertitude de l’économie mondiale perdure

1. Une période d’incertitude

Si la crise ukrainienne se poursuit et que les tensions continuent d’augmenter, si la Chine adopte une position politique plus agressive ou si les pressions inflationnistes restent excessives, nous pourrions connaître une période d’incertitude. Le risque de mauvais calcul géopolitique persiste, les erreurs de politique économique restent possibles et la volatilité se maintient sur les marchés financiers. La menace permanente de risques entretient l’incertitude et la prudence économiques.

Les perspectives de croissance économique mondiale sont assombries par la hausse des prix de l’énergie, qui frappe particulièrement l’Europe. Aux États-Unis, la croissance devrait ralentir et entrer en récession modérée au plus tard au début de l’année prochaine. L’économie chinoise est toujours en difficulté. L’inflation restant élevée, les banques centrales devront continuer à resserrer leurs politiques monétaires pendant un certain temps encore.

Toutefois, la hausse des primes de risque dans toutes les classes d’actifs finira par atteindre un point de bascule où il sera justifié de se tourner vers des investissements davantage axés sur le rendement. Les choses pourraient changer, par exemple, si les perspectives d’inflation commençaient à s’améliorer sensiblement ou si au moins un cessez-le-feu était conclu en Ukraine.

2. “C’est fini !”

Le scénario “C’est fini” est positif. La guerre en Ukraine prend fin, les attentes et le sentiment des consommateurs, des entreprises et des marchés s’améliorent rapidement et l’inflation ralentit rapidement vers les niveaux cibles des banques centrales. La pandémie de Covid-19 est oubliée, les taux d’intérêt cessent d’augmenter et l’économie mondiale se remet sur les rails. Toute récession ou ralentissement économique mondial serait limité et de courte durée.

3. Vers l’abîme

L’économie mondiale plongera plus profondément que prévu si un hiver glacial entraîne une crise économique et de marché endémique ou si les actions de la Russie répondent aux pires craintes. L’inflation reste nettement plus élevée que prévu dans ce scénario.

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