ESG-ISR | Les actualités économiques et financières

Un marronnier en cache un autre

Le micro-trottoir sur les sujets du bac de philosophie, les témoignages sur les aires d’autoroute lors du « chassé-croisé » des juillettistes et des aoûtiens, les retardataires pour les cadeaux de Noël… en journalisme, c’est ce que l’on appelle un « marronnier » : ces reportages qui reviennent tous les ans à la même période. Nous démarrons notre 3ème été de l’ère covid-19 avec cette septième vague épidémique marquée par un rebond des cas aux premiers jours des vacances scolaires et les mêmes reportages reviennent, certes à une fréquence ici plus rapide. Bientôt un marronnier ?

Si nous transposons à notre industrie et dans le contexte actuel, la perspective du fameux « été meurtrier » sur les marchés financiers pourrait faire couler aussi beaucoup d’encre ! Resserrement monétaire des banques centrales, craintes de récession, inflation ou encore guerre sans fin en Ukraine, les sujets d’inquiétudes pour nourrir ce spectre d’été meurtrier sont nombreux. Le S&P 500 et les marchés européens sortent déjà de leur plus mauvais semestre depuis plusieurs décennies. Tous les indices clôturent le mois de juin très nettement dans le rouge : l’Eurostoxx chute de 8,76 % sur le mois, le S&P 500 de 6,03 % et le Topix pour autre exemple baisse de 5 %. Avec la remontée des taux des banques centrales en réponse à l’inflation galopante, les taux 10 ans progressent très nettement, particulièrement dans les pays européens, 22 pb par exemple pour le 10 ans allemand et 20 pb pour le 10 ans espagnol.

Nos trois scénarios de marché évoluent à la marge fin juin, avec les banques centrales comme chef d’orchestre. Notre scénario 1 (30 %) est porté par les discours « hawkish » des banques centrales, inquiètes des pressions inflationnistes ; la hausse des taux sur la partie courte est violente, les marchés actions en forte baisse et la volatilité élevée. Dans le scénario 2 (30 %), les banques centrales confirment leur politique de normalisation ; la désescalade géopolitique et surtout la stabilisation en Chine favorisent un rebond technique des marchés actions. Enfin, le scénario 3 (40 %) fait craindre une récession, les banques centrales interrompent alors leur normalisation monétaire. Le choc inflationniste pèserait sur les perspectives de croissance : les taux et actions seraient en baisse

Prec.
Quelle est l’inertie de l’inflation (États-Unis, Royaume-Uni, zone euro, Japon) ?
Suiv.
Pas de répit possible pour la FED… Ni pour l’économie US au vu de l’inflation de juin