Fumio Kishida | La revue de presse économique et financière

Un nouveau Premier ministre japonais dans les pas de ses prédécesseurs

Agence SAND

Fumio Kishida a été élu à la tête du Parti libéral démocrate (LDP), le parti au pouvoir au Japon. Il a pris ses fonctions de Premier ministre le 4 octobre, laissant entrevoir la perspective d’une continuation des politiques monétaires et budgétaires accommodantes.

Le choix de ce leader pour le LDP a été une déception pour le marché d’actions, le Nikkei 225 reculant de 6,8% depuis la victoire de Fumio Kishida. En effet, la démission de Yoshihide Suga ayant été perçue comme un geste visant à enrayer chute de la popularité du parti, les marchés s’attendaient à ce que le LDP élise le candidat le plus populaire, M. Kono, dont les propositions politiques visaient à augmenter le potentiel de croissance du Japon. Pourtant, les opinions modérées de Fumio Kishida sur de nombreuses questions, dont la politique extérieure, lui ont valu le soutien des principaux chefs de faction du LDP. Sur le plan politique, le gouvernement Kishida maintiendra l’objectif d’inflation de 2% et nous pensons que le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ), Haruhiko Kuroda, restera en poste jusqu’à la fin de son mandat (8 avril 2023). Le nouveau Premier ministre s’est engagé à maintenir la taxe sur la consommation inchangée à 10% pendant 10 ans et a proposé un plan de relance budgétaire « d’ampleur » de plus de 30 000 milliards de yens (270 milliards de dollars).

À noter, au cœur de sa politique économique, une volonté de redistribution des revenus, pour laquelle les marchés s’attendent à une hausse de l’impôt sur les plus-values. Parmi ses autres propositions figurent l’augmentation des aides à la R&D, la numérisation et le recours à l’énergie nucléaire durant la transition vers une énergie plus verte.
La prochaine étape d’importance est l’élection de la Chambre basse le 31 octobre. La popularité des nouveaux gouvernements est généralement élevée en début de mandat, ce qui leur garantit une période de lune de miel politique. Toutefois, plusieurs sondages montrent que le point de départ du gouvernement Kishida est plus bas que celui des gouvernements Suga ou Abe, de sorte que le parti se trouve dans une position risquée avant les élections générales. Sur une note plus positive, le parti au pouvoir est en tête des sondages d’opinion, devançant largement tous ses rivaux. De plus, il peut se permettre de perdre jusqu’à 45 sièges à la Chambre basse (total : 465) et néanmoins conserver une majorité simple. Quoi qu’il en soit, les incertitudes politiques resteront élevées jusqu’à ce que la situation soit tranchée.

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